{"id":15947,"date":"2025-12-01T18:15:29","date_gmt":"2025-12-01T17:15:29","guid":{"rendered":"https:\/\/culturotheque.fr\/?p=15947"},"modified":"2025-12-01T18:38:49","modified_gmt":"2025-12-01T17:38:49","slug":"letang-de-la-marette","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/2025\/12\/01\/letang-de-la-marette\/","title":{"rendered":"L&rsquo;\u00e9tang de la Marette."},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/photos.app.goo.gl\/4c58PvaRRRmaVeBh9\">Voir ici les photos de notre journ\u00e9e \u00e0 Aigues Mortes<\/a><br \/>\n<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aujourd\u2019hui un air de vacances souffle sur nous tous\u2026 Le chemin des Iscles se pr\u00eate \u00e0 l\u2019aventure buissonni\u00e8re. Pas beaucoup de grues cendr\u00e9es dans notre \u00abcoin \u00bb habituel, mais nous pouvons en apercevoir deux qui se pavanent devant nous comme des stars !<br \/>\nOn se retrouve sur le port d\u2019Aigues Mortes, et nous voici sur le sentier qui longe le canal,\u00a0 \u00a0nous marchons vers les portes du Vidourle.<br \/>\nIl fait bon, pas de vent, et les vols de grues cendr\u00e9es nous distraient\u2026 L\u00e0 nous apercevons quelques flotteurs dans l\u2019eau. S\u2019agirait-il de la p\u00eache \u00e0 la \u00ab\u00a0capedchade\u00a0\u00bb\u00a0?<br \/>\nEn effet, la technique la plus courante est la p\u00eache \u00e0 l\u2019aide de \u00abtrabaques\u00bb ou cap\u00e9chades. Les p\u00eacheurs capturent surtout des anguilles et l\u2019ath\u00e9rine (<em>appel\u00e9e jo\u00ebl en Camargue<\/em>). Mais les esp\u00e8ces euryhalines (<em>comme les muges<\/em>) ou marines (<em>comme les loups, daurades et soles<\/em>) sont \u00e9galement prises dans des filets. Ce sont souvent des juv\u00e9niles de l\u2019ann\u00e9e, n\u00e9s en mer et venus pour grandir dans les lagunes qui sont des nurseries. Les cap\u00e9chades ou trabaques sont constitu\u00e9es d\u2019un filet rectiligne nomm\u00e9 paradi\u00e8re, qui guide les poissons vers une enceinte en filet (<em>le tour<\/em>) munie de trois verveux (<em>ou enfiles<\/em>) qui sont des nasses. L\u2019ensemble est fix\u00e9 au fond par des pieux ou par des syst\u00e8mes d\u2019ancres et de lests. Plusieurs unit\u00e9s de base (<em>paradi\u00e8res, tours et verveux<\/em>) peuvent \u00eatre associ\u00e9es pour constituer des ensembles appel\u00e9s doublis, triangle, t\u00eate, etc., ou constituer un barrage. Les cap\u00e9chades sont presque exclusivement utilis\u00e9es en \u00e9tang pour cibler l\u2019anguille et d\u2019autres esp\u00e8ces comme la dorade royale, le loup (<em>bar europ\u00e9en<\/em>) et l\u2019ath\u00e9rine.<br \/>\nNous avons la chance d\u2019apercevoir de beaux arbres, d\u00e9cor\u00e9s de belles d\u00e9corations blanches\u2026 ouah, mais ce sont des h\u00e9rons qui font le d\u00e9cor !<br \/>\nNous passons devant le Mas de la Comtesse o\u00f9 les souvenirs de bons moments pass\u00e9s ensemble refont surface\u2026<br \/>\nToujours distraits par les vols et les cris des grues cendr\u00e9es, nous arrivons au fameux fleuve (<em>car il s\u2019agit bien d\u2019un fleuve<\/em>) le Vidourle connu pour ses fameuses \u00ab\u00a0vidourlades\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire\u00a0 ses crues importantes. Ici il croise le canal du Rh\u00f4ne \u00e0 S\u00e8te o\u00f9 d\u2019imposantes portes \u00a0\u00e0 guillotine m\u00e9talliques ont \u00e9t\u00e9 construites pour prot\u00e9ger le canal mais aussi la ville d\u2019Aigues-Mortes. Ces portes sont entretenues soigneusement (<em>et aujourd\u2019hui nous pouvons apercevoir des ouvriers au travail)<\/em> et, notamment, il faut r\u00e9guli\u00e8rement enlever les moules et \u00a0concr\u00e9tions calcaires et les \u00ab\u00a0cascails\u00a0\u00bb qui colonisent l\u2019ouvrage. Les v\u00e9rifications et le nettoyage sont effectu\u00e9s chaque ann\u00e9e par des plongeurs pour un bon fonctionnement des portes qui ne doivent pas d\u00e9faillir lorsqu\u2019il faut les fermer en urgence.<br \/>\nNous prenons le \u00ab\u00a0pont rouge\u00a0\u00bb pour passer le Vidourle mais nous revenons sur nos pas pour revenir vers le mas de Quincandon et se retrouver ensuite un bon moment, au coeur du bois de la Fangassi\u00e8re. Nous sommes bien loin aujourd\u2019hui de cette \u00e9poque o\u00f9 la for\u00eat couvrait de vastes espaces, le long des multiples cours du Rh\u00f4ne o\u00f9 les loups hurlaient. Les for\u00eats \u00e9taient synonymes, en Camargue, d\u2019eau douce avec des bourrelets alluviaux \u00e0 l\u2019abri des crues et des bonnes terres agricoles. Elles ont surtout souffert de la s\u00e9dentarisation de l\u2019homme et surtout de l\u2019endiguement du fleuve. Nous rencontrons ce qui donnait les essences dominantes de ces bosquets\u00a0: peupliers blancs, ormes, saules, fr\u00eanes et ch\u00eanes verts.<br \/>\nOn profite un peu plus de la for\u00eat en s\u2019\u00e9cartant du sentier\u00a0 pour rejoindre le Chalet Malbois. On s\u2019installe juste devant l\u2019\u00e9cole de musique pour la pause repas, qui se termine&#8230; par les treize desserts de No\u00ebl\u00a0 (<em>au moins !!!<\/em>).<br \/>\nOn s\u2019en retourne au port d\u2019Aigues-Mortes avec l\u2019id\u00e9e d\u2019aller faire un tour \u00e0 l\u2019Etang de la Marette. Le sentier pr\u00e9vu se trouve au c\u0153ur de la Maison du Grand Site de France Camargue Gardoise. Malheureusement elle est ferm\u00e9e. On revient sur nos pas pour prendre les voitures et d\u00e9couvrir des anciens salins qui bordent l\u2019\u00e9tang de la Marette.<br \/>\nUn peu frustr\u00e9s de n\u2019avoir pas pu parcourir ces sentiers \u00e0 pied on se console sur la place St Louis \u00e0 Aigues Mortes devant une immense fougasse locale accompagn\u00e9e d\u2019une \u00ab\u00a0mousse\u00a0\u00bb.<br \/>\nEncore une belle journ\u00e9e \u00e0 mettre dans notre bo\u00eete \u00e0 souvenirs\u2026<br \/>\n<u>Cotation<\/u>\u00a0: 14 km \u2013 0 m de d\u00e9nivel\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voir ici les photos de notre journ\u00e9e \u00e0 Aigues Mortes<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":15950,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-15947","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-randonnees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15947","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15947"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15947\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15949,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15947\/revisions\/15949"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15950"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15947"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15947"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15947"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}