{"id":4142,"date":"2019-10-29T20:14:22","date_gmt":"2019-10-29T19:14:22","guid":{"rendered":"http:\/\/culturotheque.fr\/?p=4142"},"modified":"2022-11-21T08:54:49","modified_gmt":"2022-11-21T07:54:49","slug":"les-marbres-de-provence-a-versailles-au-temps-de-louis-xiv","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/2019\/10\/29\/les-marbres-de-provence-a-versailles-au-temps-de-louis-xiv\/","title":{"rendered":"Les marbres de Provence \u00e0 Versailles au temps de Louis XIV"},"content":{"rendered":"<p>Conf\u00e9rence de Sandrine Chabre<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sandrine Chabre nous pr\u00e9sente l\u2019industrie du marbre sous louis XIV. La commercialisation se d\u00e9veloppe sous son r\u00e8gne et, pour montrer que la France poss\u00e8de des richesses il\u00a0 d\u00e9veloppe les marbri\u00e8res et l\u2019on apprend qu\u2019en Provence\u00a0 aussi\u00a0 on en exploite.<br \/>\nUn \u00ab minist\u00e8re \u00bb, sous la houlette du Duc d\u2019Antin avec\u00a0 le contr\u00f4leur g\u00e9n\u00e9ral des marbres et le contr\u00f4leur g\u00e9n\u00e9ral des Pyr\u00e9n\u00e9es et du Languedoc assist\u00e9s de 5 inspecteurs r\u00e9gionaux (<em>Rouen, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Sarrancolin<\/em>), exploite les grands blocs de marbre venant des carri\u00e8res estampill\u00e9es de la fleur de Lys, donc \u00e0 usage du Roi.<br \/>\nC\u2019est ainsi que l\u2019on d\u00e9couvre les carri\u00e8res de marbres du Tholonet, appel\u00e9 aussi br\u00e8che d\u2019Alep. Ce marbre est tr\u00e8s reconnaissable par ses inclusions plus ou moins grosses, tr\u00e8s color\u00e9es, dans des dominantes de rouge ou de jaune.\u00a0 Le marbre du Tholonet est le plus connu et le plus r\u00e9pandu et cette carri\u00e8re a \u00e9t\u00e9 longtemps exploit\u00e9e. On en trouve encore un peu partout dans les \u00e9glises, les h\u00f4tels particuliers et m\u00eame les caf\u00e9s (<em>s\u00fbrement du Cours Mirabeau que nous fr\u00e9quentons assid\u00fbment lors de nos sorties<\/em>) d&rsquo;Aix en Provence et\u2026 bien s\u00fbr \u00e0 Versailles.<br \/>\nPour l\u2019accomplissement des \u00a0r\u00eaves de grandeur du roi, de faste et de luxe, d\u2019autres carri\u00e8res sont exploit\u00e9es, comme celles de Saint-Maximin ou celles de Trets\u2026\u00a0 Le Portor de Saint-Maximin est un marbre noir vein\u00e9 d\u2019un jaune intense qui rappelle l\u2019\u00e9clat de l\u2019or mais il est exploit\u00e9 en petites proportions.<br \/>\nSandrine Chabre est plus attach\u00e9e \u00e0 la marbrerie de Trets qui a \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9e de 1684 \u00e0 1736 environ, donc tr\u00e8s peu de temps et seulement par une seule famille : les Veyrier. De cette carri\u00e8re ne sortent que des blocs destin\u00e9s \u00e0 Versailles car un contrat avec l\u2019administration royale pass\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019exploitation et seuls les morceaux rejet\u00e9s par le service royal des Marbres du roi peuvent\u00a0 \u00eatre utilis\u00e9s par la famille Veyrier ou revendus \u00e0 l\u2019\u00e9chelle locale. Ce marbre \u00e9tait jaune, couleur tr\u00e8s pris\u00e9e,\u00a0 et il se vendait \u00e0 un bon prix au port de Marseille. On peut retrouver quelques \u0153uvres r\u00e9alis\u00e9es dans ce marbre \u00e0 Aix-en Provence \u00e0 la cath\u00e9drale St-Sauveur, \u00e0 l\u2019\u00e9gise du St Esprit, \u00e0 la basilique de St-Maximin entre autres.<br \/>\nPour atteindre Versailles, le transport n\u2019\u00e9tait pas ais\u00e9. Pour le marbre de Provence il devait \u00eatre transport\u00e9 \u00e0 Marseille sur le \u00ab\u00a0quai de la pierre de marbre\u00a0\u00bb o\u00f9 il \u00e9tait charg\u00e9 sur des bateaux qui longeaient la c\u00f4te espagnole m\u00e9diterran\u00e9enne, passaient par le d\u00e9troit de Gibraltar pour reprendre vers le Nord et atteindre les ports de la Seine o\u00f9 ils \u00e9taient d\u00e9charg\u00e9s et embarqu\u00e9s sur des bateaux qui remontaient la Seine puis achemin\u00e9s par charrettes \u00a0tir\u00e9es par des b\u0153ufs ou des chevaux jusqu\u2019\u00e0 Versailles\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conf\u00e9rence de Sandrine Chabre<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4144,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[42],"tags":[],"class_list":["post-4142","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-10-conferences"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4142","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4142"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4142\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10504,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4142\/revisions\/10504"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4144"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4142"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4142"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4142"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}