{"id":8409,"date":"2021-11-25T18:00:40","date_gmt":"2021-11-25T17:00:40","guid":{"rendered":"https:\/\/culturotheque.fr\/?p=8409"},"modified":"2021-12-07T09:02:54","modified_gmt":"2021-12-07T08:02:54","slug":"beziers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/2021\/11\/25\/beziers\/","title":{"rendered":"B\u00e9ziers"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/photos.app.goo.gl\/23AiriUcSWxtKo8K6\">Voir ici les photos de notre journ\u00e9e \u00e0 B\u00e9ziers.<\/a><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les optimistes sont dans le bus, les pessimistes sous leur couette en cette journ\u00e9e qui s\u2019annonce tristounette\u2026 d\u00e9j\u00e0 on a tous une pens\u00e9e pour Monique et Andr\u00e9 qui nous manquent beaucoup.<br \/>\nFranck est tr\u00e8s heureux de nous retrouver et, derri\u00e8re son masque, son sourire est large en nous conduisant, sous la pluie vers B\u00e9ziers.<br \/>\nLe croyez-vous : d\u00e8s notre arriv\u00e9e la pluie cesse\u2026 on ne l\u2019aura pas de toute la journ\u00e9e et on verra m\u00eame le soleil entre midi et deux heures (<em>attabl\u00e9s devant un bon repas, la plupart c\u2019est vrai ne l\u2019apercevrons pas beaucoup<\/em>)\u00a0!<br \/>\nJean-Yves et Christophe nous accueillent au pied de la statue de Pierre Paul Riquet pour nous faire visiter la ville. Nous avons, on vous l\u2019avoue, quelques \u00e0 priori : B\u00e9ziers ne nous attire pas beaucoup, mais aujourd&rsquo;hui avec notre arriv\u00e9e la ville se transforme en un air de f\u00eate.<br \/>\nEt\u2026 nous voici sous le charme des All\u00e9es Paul Riquet am\u00e9nag\u00e9es en 1827 sur les foss\u00e9s des anciens remparts de B\u00e9ziers. Jolies all\u00e9es bord\u00e9es de platanes, restaurants, terrasses et boutiques.<br \/>\nAu bout, nos guides nous pr\u00e9sentent le th\u00e9\u00e2tre municipal qui m\u00e9riterait une visite \u00e0 part enti\u00e8re. \u00a0C&rsquo;est un th\u00e9\u00e2tre \u00ab\u00a0\u00e0 l&rsquo;italienne\u00a0\u00bb, au d\u00e9cor dit \u00ab\u00a0en bonbonni\u00e8re\u00a0\u00bb, qui a ouvert ses portes en 1844, depuis soigneusement conserv\u00e9, restaur\u00e9. \u00a0Le d\u00e9cor est d&rsquo;origine, la fa\u00e7ade poss\u00e8de des haut-reliefs de David d&rsquo;Angers et des colonnades grecques. C&rsquo;est peut-\u00eatre pour tout \u00e7a qu&rsquo;il est class\u00e9 Monument Historique depuis 1975. Plus tard nous pourrons\u00a0 d\u00e9couvrir\u00a0 la \u00a0fresque qui vient d&rsquo;\u00eatre cr\u00e9\u00e9e, sur sa fa\u00e7ade arri\u00e8re, en hommage \u00e0 la Commedia dell&rsquo; Arte\u2026.<br \/>\nOn d\u00e9ambule maintenant\u00a0 dans les recoins de B\u00e9ziers dans un pas lent dans le d\u00e9dale des rues m\u00e9di\u00e9vales parmi les h\u00f4tels particuliers\u2026 Les murs racontent \u00e9galement ! Peints en trompe l\u2019oeil, ils livrent \u00a0les \u201cenfants c\u00e9l\u00e8bres\u201d \u00a0de B\u00e9ziers : Jean Moulin et Jean-Jacques Dortous de Mairan, Moli\u00e8re et la R\u00e9volte vigneronne de 1907, Trencavel le Rebelle et les chemins de Compostelle\u2026.<br \/>\nNous arrivons ainsi \u00e0 la Cath\u00e9drale St Nazaire, sentinelle de pierre que l\u2019on remarque d\u2019habitude depuis l\u2019autoroute. Elle veille sur B\u00e9ziers en souvenir de l\u2019empire romain et d\u2019une sanglante croisade du XIIIe si\u00e8cle. On aimerait que r\u00e9sonne la musique du somptueux grand orgue \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur\u2026. L\u2019\u00e9motion laisse la place aux paroles de nos guides qui nous d\u00e9taillent l\u2019architecture int\u00e9rieure en forme une croix grecque . On y trouve des vestiges romans, comme les colonnes et les chapiteaux, sur lesquels s\u2019est\u00a0 construit la nouvelle cath\u00e9drale gothique apr\u00e8s le sac de B\u00e9ziers en 1209\u2026 Au-dessus des stalles, on peut voir 6 grands tableaux : 3 repr\u00e9sentent des sc\u00e8nes de la vie de Moise, 3 illustrent la vie de Constantin et sa m\u00e8re Sainte H\u00e9l\u00e8ne (<em>ces derniers sont sign\u00e9s Raoux, peintre montpelli\u00e9rain<\/em>). Les vitraux datent du 17<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle tout en reprenant une partie des vitraux m\u00e9di\u00e9vaux (<em>pour les parties les plus color\u00e9es<\/em>). Dans la m\u00eame chapelle o\u00f9 est situ\u00e9 le sarcophage, on peut admirer de superbes peintures murales du 14<sup>\u00e8me <\/sup>si\u00e8cle r\u00e9alis\u00e9es par des ateliers que l&rsquo;on appelle \u00e9cole d&rsquo;Avignon, ces peintures aux couleurs autrefois \u00e9clatantes narrent la vie de St \u00c9tienne consid\u00e9r\u00e9 comme premier martyr de la chr\u00e9tient\u00e9. Aujourd&rsquo;hui att\u00e9nu\u00e9es, les peintures qui restent nous laissent facilement imaginer le superbe d\u00e9cor dont toute la cath\u00e9drale \u00e9tait pourvue et surtout le raffinement h\u00e9rit\u00e9 des peintres toscans de la p\u00e9riode du <em>trecento<\/em> qui ont grandement influenc\u00e9 l&rsquo;\u00e9cole avignonnaise. Le ch\u0153ur avec sa somptueuse all\u00e9gorie baroque de l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation des \u00e2mes de Nazaire et Celse vers le Paradis laisse plus d\u2019entre nous dubitatifs : on ne peut plus baroque ! Une nu\u00e9e d&rsquo;ange sortent des nu\u00e9es, perc\u00e9es par les rayons du soleil ils accueillent les deux saints. Toute cette exub\u00e9rance de pierre est rehauss\u00e9e par la pr\u00e9sence des statues des quatre \u00e9vang\u00e9listes, et surtout par l&rsquo;abondante pr\u00e9sence du marbre rouge de Caunes-Minervois.<br \/>\nOn visite le Clo\u00eetre dont \u00a0la galerie sup\u00e9rieure \u00a0n\u2019a \u00a0jamais \u00e9t\u00e9 construite mais on appr\u00e9cie les quelques vestiges encore visibles\u00a0: un buste de statue romaine, des pierres tombales et des fragments de sarcophage\u2026<br \/>\nNous allons sur l\u2019esplanade, en contrebas du clo\u00eetre, o\u00f9 le jardin de l\u2019\u00e9v\u00each\u00e9 nous offre un panorama sur la plaine de l\u2019Orb, les ponts et les \u00e9cluses de Fonserannes qui nous ont accueillis il y a quelques ann\u00e9es pour une belle balade en bateau.<br \/>\nIl est l\u2019heure de \u00ab s\u2019engouffrer \u00bb dans les restaurants ! Autant vous dire qu\u2019au moment des retrouvailles les conversations sont bien anim\u00e9es des bons plats dont chacun s\u2019est r\u00e9gal\u00e9.<br \/>\nMaintenant nos guides nous dirigent vers d\u2019autres quartiers\u2026 \u00a0l\u2019\u00e9glise Ste Madeleine des XIe et XIVe si\u00e8cle qui a \u00e9t\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre du sanglant \u00e9v\u00e8nement de la \u00ab\u00a0croisade des Albigeois\u00a0\u00bb o\u00f9 y ont \u00e9t\u00e9 extermin\u00e9 une partie de la population qui s\u2019y \u00e9taient r\u00e9fugi\u00e9s. Dans sa simplicit\u00e9 romane elle est majestueuse\u00a0 m\u00eame si toutes les transformations de l&rsquo;\u00e9poque gothique se lisent dans la pierre&#8230; aussi bien que quelques stigmates encore apparents de l&rsquo;incendie d\u00e9clench\u00e9 par les Crois\u00e9s, il y a 800 ans.<br \/>\nOn se retrouve devant l\u2019\u00e9glise St Aphrodise\u2026 qui a v\u00e9cut paisiblement dans la ville de B\u00e9ziers mais qu\u2019une l\u00e9gende se raconte diff\u00e9remment. En effet St Aphrodise serait parti d\u2019Egypte avec son chameau (<em>\u00ab\u00a0lou camel\u00a0\u00bb pour les bitterois<\/em>) pour \u00e9vang\u00e9liser la Gaule. Condamn\u00e9 \u00e0 mort il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9capit\u00e9 et sa t\u00eate jet\u00e9e dans un puits. Celle-ci comme un bouchon de champagne est sortie de ce puits pour qu\u2019Aphrodise la prenne dans ses mains et s\u2019en aille ensuite marcher dans la ville. Sur son passage, des gens d\u00e9posent des escargots : il marche dessus sans les \u00e9craser. Des ma\u00e7ons \u00a0travaillant \u00e0 une maison se sont moqu\u00e9s de lui : ils ont \u00e9t\u00e9 \u00a0imm\u00e9diatement \u00a0p\u00e9trifi\u00e9s !&#8230;. Enfin Aphrodise a \u00e9t\u00e9 enseveli par ses disciples dans la grotte \u00a0qui lui servait d&rsquo;habitation, et qui est aujourd\u2019hui la crypte de cette\u00a0 basilique\u2026. Mais et \u00ab lou camel \u00bb ? Recueilli par un potier, \u00e0 sa mort il a \u00e9t\u00e9 empaill\u00e9. Il se prom\u00e8ne toujours avec le Papari le 28 avril dans les rues de B\u00e9ziers\u2026<br \/>\nComme vous le voyez des histoires il n\u2019en manque pas dans la ville\u2026 C\u2019est ainsi qu\u2019on arrive au Cimeti\u00e8re Vieux, qui est le P\u00e8re Lachaise biterrois. Il a plus de 200 ans, et tient autant du jardin m\u00e9diterran\u00e9en avec ses pins et ses cypr\u00e8s, que du mus\u00e9e en plein air. Il est le lieu du repos \u00e9ternel des grandes familles -vigneronnes ou pas-, d&rsquo;artistes locaux : sculpteurs comme Injalbert, Magrou ; artistes lyriques comme Valentin Duc.\u00a0 Tous ont voulu affirmer leur richesse et leur statut social jusque dans la mort. Tombeaux et mausol\u00e9es sont sculpt\u00e9s par Injalbert, Villeneuve, Magrou, Louis Paul&#8230; Du bronze, du marbre, des statues, des mosa\u00efques et mausol\u00e9es magnifiques sont rassembl\u00e9s dans ce lei hors du temps : temples grecs, \u00e9gyptiens, ma\u00e7onniques ; gisants et femmes en pleurs, symboles \u00ab\u00a0de tout poil\u00a0\u00bb y pullulent&#8230; Un petit regret : nos guides ne sont pas tr\u00e8s sensibles aux pleureuses qui hantent les lieux\u2026 Ils n\u2019ont pas su nous les montrer et la Vierge du Moucadou non plus : cette vierge r\u00e9put\u00e9e miraculeuse suite \u00e0 la gu\u00e9rison d\u2019un enfant par un mouchoir impr\u00e9gn\u00e9 de ses larmes&#8230; nous gardons donc notre mouchoir dans notre poche !<br \/>\nIl est temps maintenant de retrouver Franck qui nous ram\u00e8ne \u00e0 Beaucaire sous la pluie que nous retrouvons \u00e0 quelques km de l\u00e0, avec l&rsquo;ambiance tr\u00e8s joyeuse habituelle\u00a0 que nous passons dans les bus (<em>apr\u00e8s la sieste de Daniel bien s\u00fbr&#8230;<\/em>).<br \/>\n<strong><u>Sortie BUS<\/u><\/strong> : Transfert bus + <em>Visite guid\u00e9e de la ville de B\u00e9ziers et de la Cath\u00e9drale St Nazaire\u00a0 + visite guid\u00e9e de la vielle ville et du Cimeti\u00e8re Vieux &#8211; \u00a0 prix 20 \u20ac (Bus + entr\u00e9es + guides) \u2013 44 personnes.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voir ici les photos de notre journ\u00e9e \u00e0 B\u00e9ziers.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":8522,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-8409","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-sorties"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8409","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8409"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8409\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8437,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8409\/revisions\/8437"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8522"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8409"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8409"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/culturotheque.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8409"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}