Destination Bruxelles….

Lire ci-dessous le texte présenté par Babeth, co-écrit par Catherine et Jocelyne et illustré des photos de Martine.

C’est avec une immense joie que nous nous  retrouvons le mercredi 20 mars à l’Aéroport de Garons pour prendre l’avion de 17H05,  destination Charleroi.  Dès notre arrivée nous prenons  le shuttle, c’est-à-dire le bus, qui nous dépose  après 40 mn de trajet,   à une station de métro à Bruxelles. Après avoir déambulé dans de longs couloirs,  nous trouvons enfin  la ligne pour nous rendre au plus près  du  Sleepwell ,  une auberge de jeunesse, bien choisie par Michèle,  située en plein centre ville, où nous allons séjourner 4 jours .

Nous prenons  possession de nos jolies chambres, nous nous  y installons. Il est 22H  nous avons tous très faim,  mais impossible de trouver un restaurant encore ouvert dans notre quartier.   Nous ne faisons pas  les difficiles et nous nous rabattons  dans des sortes de fast- food.

JEUDI 21 MARS 2019 :   Michèle a prévu ce matin une visite guidée de Bruxelles, capitale de la Belgique et de la communauté Flamande, où siège l’Union Européenne. C’est une ville  d’environ  32 km2 avec une population de 178 000 habitants.  Nous faisons connaissance avec notre  guide qui nous  conduit tout d’abord place des Martyrs, ce petit havre de paix à l’ordonnance classique fut bâti par Claude-Antoine FISCO en 1774/1775 à l’emplacement de la prairie où les drapiers venaient étendre leurs draps. Au centre, se dresse le monument dédié aux morts de la révolution belge de 1830, par Guillaume Geefs (1838).  La visite guidée nous emmène ensuite vers un hôtel moderne, avec une façade Art Déco et dès notre entrée,  nous  apercevons  son  superbe dôme.  Mais sa particularité c’est qu’il abrite les ruines d’un mur romain du XIIème siècle qui faisait partie des premières fortifications de Bruxelles.

 Nous  continuons notre chemin, apercevons au loin la Cathédrale Saint Michel  réplique de Notre Dame de Paris avec ses deux tours, mais sans la rosace ! C’est un bel édifice gothique. L’intérieur d’une grande simplicité,  est éclairé par de splendides vitraux .

 Ensuite nous  arrivons  devant  un magnifique endroit les  « Galeries Royales St Hubert ».  Elles forment 3 passages couverts  commerciaux,  la galerie de la Reine, la galerie du Roi et la galerie des princes.  Inaugurées en 1847 on y trouve des bijouteries, des pâtissiers, des chocolatiers belges de renom, des boutiques de luxe et des Théâtres.  A l’étage,  des appartements surplombent les galeries.

 Un peu plus tard, quelle  stupéfaction en passant devant un café typiquement bruxellois appelé « A la mort Subite »  Notre guide nous  explique que ce nom provenait d’un jeu de dés,  joué dans un bistrot exploité au début du XXème siècle par un certain Théophile Vosseur, appelé « Cour Royale ». La coutume voulait que le perdant devienne le mort et lorsque le temps manquait,  les joueurs procédaient à une « der des der » qu’ils réalisaient en un coup sec appelé la mort subite.   Ce jeu devint si populaire que le patron décida de rebaptiser son établissement « à la mort subite » et de donner le même nom à son délicieux breuvage (gueuze et Kriek) qu’il fabriquait depuis 1910. La bière Mort Subite était née.

Un peu plus loin, au détour de la rue Charles Buls, à l’angle de la Grand Place, sous les arcades, nous découvrons un petit monument avec la statue de Everard’Serclaes, né vers 1320 et décédé en 1388, porte bonheur de la ville. Un rituel s’impose aux passants. Toucher !  pas  toucher !  Chacun fera comme il le ressent. Il parait que cela porte bonheur, faut-il qu’il y est tant d’espoir à accéder au meilleur de la vie pour que cette sculpture soit aussi patinée.

Quelle émotion en découvrant sous un soleil radieux  la Grand Place de Bruxelles,  avec son magnifique Hôtel de Ville et sa tour de 96 mètres de hauteur,  surmontée d’une statue dorée de St Michel, son musée des  Beaux Arts  et ses splendides maisons de corporations dans un mélange de style baroque italien et flamand.  Nous ne savons plus où donner de la tête tant l’ensemble architectural est impressionnant. Beaucoup de monde s’y promène, les photographes s’en donnent à cœur joie. C’est exceptionnel ! Nous nous promettons d’y revenir durant notre séjour (photos de jour).

 Nous avons du mal à partir mais le guide a encore beaucoup de choses à nous montrer.  De ci de là, des fresques murales  nous rappellent que la BD fait partie intégrante du paysage urbain de Bruxelles.

Autre symbole de la ville,   la Statue du  Manneken  Pis.  En bronze,  elle représente un petit garçon nu,  haut comme trois pommes entrain d’uriner. Il possède en fait une garde robe abondante et variée.  La mairie l’habille pour certaines occasions  tout au long de l’année.  Il est connu dans le monde entier et les touristes s’agglutinent devant la fontaine pour le photographier (photo)

 Nous continuons la visite par la traversée du très joli jardin du Mont des Arts.

 Après la montée d’un grand escalier un large panorama vers le centre historique s’offre à nous. Nous immortalisons l’instant  par des photos.

Nous admirons ensuite une très jolie sculpture moderne contrastant avec les vieilles et belles maisons bruxelloises.

 La visite s’achève par la grande Place Royale de style néo classique avec  le Palais Royal et de nombreux musées, notamment le Musée Magritte que nous visiterons l’après-midi.

On croit visiter une grande capitale, on découvre une cité à taille humaine. On pense y découvrir un riche passé médiéval, on reçoit de plein fouet l’impact d’une ville moderne.

 Le groupe se disperse pour le déjeuner.  Comme prévu, à 14H30  nous rentrons à la découverte du Musée Magritte logé dans l’Hôtel du Lotto. Ce musée rassemble la plus importante collection du monde de l’artiste René Magritte.  230 œuvres y sont présentes. On y découvre des sculptures,  des tableaux, des gouaches, des dessins, des objets peints mais aussi des affiches publicitaires, des partitions de musique, des photographies et des films. Chaque année plus de 300 000 visiteurs venus du monde entier y découvrent  la vie et l’œuvre de l’artiste.

 A la sortie, Michèle nous donne quartier libre. Tout est permis pour se faire plaisir, les uns retournent en ville acheter des chocolats, d’autres goûtent aux gaufres ou boivent une bonne bière belge.

Nous nous retrouvons à 19H30 pour le dîner que Michèle a réservé au Sleep Well .

VENDREDI 22 MARS 2019 :   Une grande et belle journée nous attend aujourd’hui puisque nous partons  visiter les deux belles villes de Bruges et Gand. Nous faisons connaissance de notre guide dans le bus. Nous avons une centaine de kilomètres à parcourir. Dès la sortie de Bruxelles un épais brouillard nous inquiète. Sera-t-il levé à notre arrivée à Bruges ?

Bruges la romantique, capitale de la Flandre occidentale au Nord Ouest de la Belgique. Elle se distingue bien sûr par ses canaux, d’où son surnom de Venise du Nord, avec ses rues pavées, ses bâtiments médiévaux, ses porches voûtés en brique, ses églises de pierre et ses ponts au charme désuet. Au centre ville la place du Bourg abrite l’Hôtel de Ville qui date du XIVème siècle.  Non loin de là, la grand Place comprend un beffroi du XIIIème siècle avec un carillon de 47 cloches et une tour de 83 m de haut offrant une vue panoramique sur la ville. Elle est devenue grâce à son histoire « ville du patrimoine mondiale de l’Unesco ». Elle est également connue pour son industrie de fines dentelles. Dès notre arrivée sous le soleil, nous admirons un joli lac avec des cygnes, 1ère carte postale de la ville.

Après une petite marche nous arrivons très vite devant un monastère au milieu d’un parc verdoyant parsemé de jonquilles et de narcisses en fleurs .

 Notre guide nous raconte le béguinage de Bruges, typique de Flandre, lieu de vie en communauté de religieuses n’ayant pas prononcé leurs vœux perpétuels,  appelées  les béguines. Nous longeons un joli canal et arpentons ensuite de jolies petites ruelles pavées tout aussi charmantes, bordées de boutiques de souvenirs, de chocolats ainsi que de cafés et restaurants.

 Un peu plus loin nous  arrivons  devant l’Hôpital St Jean datant du XIème siècle qui abrite désormais un musée.

 Nous longeons d’autres   canaux qui nous emmènent au site incontournable que sont évidemment la Grand Place et le beffroi.

  C’est la fin de la visite, Il est midi passé, le groupe se disperse. Pour les uns ce sera balade à bord de petits  bateaux sur les canaux avec un sandwich, pour  les autres restaurant pour goûter les spécialités moules frites,  carbonade flamande (sorte de daube à la bière) ou le waterzooi (poulet cuit avec des légumes dans un bouillon où l’on ajoute un jaune d’œuf et de la crème).

 Nous quittons Bruges à regret, regagnons le bus et partons maintenant à Gand située à une cinquantaine de kilomètres.

Gand est une ville néerlandophone,  située au Nord Ouest de la Belgique à la confluence de la rivière Lys et du fleuve Escaut. C’est une ville portuaire de 225 000 habitants,  la deuxième commune la plus peuplée de Belgique après Anvers. C’est aussi la ville natale de Charles Quint.  Au moyen Age elle fut une cité drapière,  commerçante et culturelle.  En témoigne le patrimoine architectural  foisonnant.  De nos jours  elle est animée par une vie culturelle intense (théâtres, opéra, musées)  et ses festivals attirent des millions de visiteurs.  C’est aussi la 1ère ville étudiante de Belgique et le 3ème port maritime. Son centre piétonnier est connu pour son architecture médiévale, comme le château des comtes de Flandre du XIIème siècle, ou ses  maisons de corporations à proximité du port.

La visite débute devant l’Hôtel de ville.  Nous sommes étonnés par le mélange de styles architecturaux différents (style gothique flamboyant avec des statues,  et style renaissance avec de nombreuses colonnes).

Nous continuons notre circuit et sommes impressionnés par les 3 tours de Gand en enfilade, l’Eglise St Nicolas, le beffroi et la Cathédrale Saint Bavon, la plus vieille église de la ville.

 Nous y entrons,  l’architecture est magnifique et l’on y trouve beaucoup d’œuvres d’art.  Notre guide tient à nous montrer la plus connue le retable  « l’adoration de l’agneau mystique » des frères Van Eyck.

 Nous arrivons ensuite sur le pont St Nicolas avec une vue plongeante sur la Lys (photo)

Nous descendons vers la rivière  avec ses riches maisons anciennes à pignons et gradins. Il fait beau, toute la jeunesse gantoise s’est donné rendez-vous sur les berges, ce qui donne une ambiance particulièrement agréable et  dynamique à ce quartier.

 Au beau milieu de la ville, chose étonnante  se dresse le Château médiéval des comtes de Flandre.

 Nous terminons notre visite par la place la plus ancienne de la ville.

 A notre retour à Bruxelles  après le repas,  nous repartons voir la Grand Place. Cette place est tout simplement extraordinaire, elle prend toute sa magnificence la nuit avec de jolis éclairages. Il y a beaucoup d’animation, on ne se lasse pas de regarder ces édifices chargés d’histoire.

A Bruxelles la bière est une boisson des plus populaires, puisqu’elle est avant tout capitale mondiale. Il y a la bière mais il y a l’ambiance dans laquelle on la boit aussi. La majorité des personnes sont fatiguées et partent se coucher.  Seul un  petit groupe de résistants décide donc d’aller connaître  cette  atmosphère typiquement bruxelloise. Nous entrons dans un Pub au hasard « Le  Délirium » rue de la Fidélité. Nous nous  connectons rapidement à la jeunesse bruxelloise, l’endroit est festif,  nous  adorons. Nous décidons sur le champ de renouveler l’expérience chaque soir.

SAMEDI 23 MARS 2019 :  Michèle nous a donné rendez-vous au musée de la BD à 10H, attraction incontournable au cœur de Bruxelles. Il est installé dans le bâtiment Art nouveau conçu par Victor Horta en 1906 pour abriter les grands magasins de tissus Vaucquez.   Après une complète restauration des lieux,  le musée a ouvert ses portes en 1989.

 Dès l’entrée  nous apercevons une statue monumentale de Gaston Lagaffe,  puis Boulle et Bill avec la fameuse 2 CH  rouge, la fusée et le buste de Tintin.  Le décor est planté.

 Ce temple réunit tout ce qui traite de la BD d’hier à aujourd’hui. Au  rdc  nous pouvons apercevoir la grande bibliothèque de BD accessible au public. Notre guide avec son humour belge sait mettre à l’honneur auteurs et héros du 9ème art. Les expositions permanentes et temporaires sont renouvelées régulièrement pour la plus grande joie du public. La BD s’adresse aux enfants comme aux adultes. Elle fait rêver mais aussi critique la société. Au 1er étage tout le monde est ravi de retrouver Tintin et ses amis, ainsi que les Stroumpfs  et Spirou. Nous retrouvons les auteurs classiques Hergé, Franquin, Peyo, Bob de Moor et bien d’autres. Nous sommes impressionnés par la précision et la beauté de certaines planches qui font penser à la photographie. La BD belge flamande est moins connue en France. Néanmoins les héros Bob et Bobette dans le journal de Tintin ont eu un certain succès dans notre pays.

A la sortie du Musée, Michèle une nouvelle fois nous laisse quartier libre. Elle et Philippe partent  au Parlement européen. Certains se rendent à la Fondation Jacques BREL devant laquelle se trouve la statue de l’artiste.

 Une grande partie du groupe décide d’aller  visiter l’atomium.  Après une bonne dizaine de stations de métro, nous arrivons devant cette imposante structure .

A mi-chemin entre sculpture et architecture, l’atomium fut conçu et réalisé à l’occasion de l’exposition universelle de Bruxelles en 1958. Figurant un cristal élémentaire de fer agrandi 165 milliards de fois, l’édifice à la silhouette unique au monde,  est devenu au fil des ans  le symbole de Bruxelles et de la Belgique. Il se compose d’une charpente d’acier portant 9 sphères reliées entre elles et revêtues à l’origine d’aluminium.  Après une bonne heure de file d’attente pour atteindre l’ascenseur, nous voici propulsés en 23 secondes à  92 mètres de hauteur.  Bien que le temps soit gris aujourd’hui un panorama à 360° nous est offert .

 6  sphères sont accessibles au public. Un restaurant panoramique y est installé. Nous allons donc nous promener d’une sphère à l’autre dans les tubes obliques au moyen d’escaliers mécaniques  parmi les plus longs du monde.  Une exposition permanente sur le thème de l’histoire du bâtiment nous apprend entre autres que les sphères ont un diamètre de 18m et qu’elles pèsent environ 250 tonnes .

 L’atomium comme la Tour Eiffel d’ailleurs,  n’était pas destiné à survivre à l’exposition, mais sa popularité et son succès en ont fait un élément majeur du paysage bruxellois. Sa destruction fut donc reportée d’année en année jusqu’à ce que l’on y renonce. Malheureusement pendant 30 ans  peu de travaux d’entretien furent réalisés. En 2001 le projet de rénovation est lancé  (27 millions d’euros) grâce à un partenariat avec l’état la région et la ville de Bruxelles,  pour réparer la structure détériorée et ternie. L’aluminium a été remplacé par de l’acier inoxydable. Nous finissons la visite par le passage obligatoire de la boutique.

Nous sommes tous admiratifs devant la  prouesse technique du concepteur et des architectes.

Notre petit groupe souhaiterait  maintenant voir le  Parlement européen siège de l’Union Européenne, haut lieu où se prennent les décisions importantes réglant nos vies. Nous reprenons donc le métro. Nous voici devant un complexe de bâtiments construits en style postmoderne.

 Il est ouvert au public. Des visites guidées gratuites sont offertes quand le parlement n’est pas en session plénière.  Le parlement a été créé le 10 septembre 1952. L’UE est une  association volontaire d’Etats européens dans les domaines économique et politique,  afin d’assurer le maintien de la paix en Europe et de favoriser le progrès économique et social.

 28 états en font partie mais le Royaume Uni a décidé de se retirer. D’autres pays sont candidats. Le président est élu pour 2 ans et demi renouvelables. Actuellement c’est Monsieur Antonio TAJANI de Roumanie  Le parlement comprend   751  députés qui représentent 380 millions d’électeurs. La France  a  79 députés.  Ils sont  élus tous les 5 ans au suffrage universel direct à la proportionnelle.  Les prochaines élections auront lieu le 26 mai 2019. Les sièges sont attribués en fonction du nombre d’habitants  et les députés ne sont pas groupés par nationalité mais en fonction de leurs affinités politiques. 1/3 sont des femmes.

Malheureusement il est trop tard pour la visite.  Nous décidons malgré la distance à parcourir,  de rentrer à pied à notre Auberge de jeunesse.

DIMANCHE  24 MARS 2019 :   C’est le retour. Départ 8h45 précises pour prendre le métro. Devant la longue file d’attente du Shuttle, Michèle prend immédiatement  la décision de nous faire monter dans les taxis pour arriver à temps à l’aéroport de Charleroi. Après un bon voyage en avion,  nous arrivons  à Garons sous un beau soleil radieux et une grosse chaleur. Nous nous séparons à regret dans l’espoir de nous retrouver pour un autre voyage.

Collectif : Babeth, Catherine, Jocelyne, et pour les Photos, Martine