Forcalquier et la vallée de la Durance.

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Voir ici les photos de notre balade à la Citadelle de Forcalquier.  – Voir ici les photos de notre randonnée « Les Mourres » – Voir ici les photos de Forcalquier – Voir ici les photos de notre découverte de Ganagobie – Voir ici les photos du lieu de notre hébergement – Voir ici les photos de notre randonnée dans les Gorges de Trévans –  Voir ici les photos de notre visite de Lurs  – Voir ici les photos de notre randonnées des Pénitents des Mées – Voir ici les photos de Banon – Voir ici les photos d’Apt.

Un regroupement sur l’aire des Cantarelles et nous voici en direction d’Aix-en-Provence, puis Manosque et nous arrivons à Forcalquier en ayant déjà l’impression d’avoir fait un beau voyage !

Nous partons tout aussitôt à l’assaut de la Citadelle  qui se trouve sur une colline, à l’emplacement de l’ancien château des Comtes de Forcalquier où l’on y trouve la Chapelle Notre-Dame-de-Provence de style néo-bysantin, de forme octogonale et coiffée d’un dôme qui sert de piédestal à une statue de la Vierge. Mais  ce qui nous intrigue le plus  c’est le carillon. On compte les cloches : on en trouve 15. Ces cloches avaient la charge de protéger Forcalquier mais aujourd’hui il rythme l’année de musiques traditionnelles de Provence tous les dimanches. Il s’agit d’un très rare carillon manuel de Provence pratiquant le jeu traditionnel « à coup de poing ».

Nous redescendons par le sud où nous pouvons observer les bases du château, un chemin de croix et arrivés dans le village nous visitons la Cathédrale Notre-Dame-du-Bourguet. Elle date du XIIe siècle et a été modifiée au XVIIe siècle et trône au milieu d’un carrefour et de la place centrale. Elle possède un remarquable orgue réputé pour ses concerts.

Voir ici les photos de notre balade à la Citadelle de Forcalquier.

Nous voici traversant la place pour continuer sur le chemin des « Mourres ».  Après 2 km d’une montée tranquille on s’offre notre déjeuner dans un pré où une légère odeur de cochon chatouille nos narines… Moment convivial, chaleureux avant de reprendre notre cheminement entre des enclos à cochons de toutes couleurs (noirs, roses, marrons…),  des HLM à lapins et quelques volières !

Après avoir traversé cette grande ferme on peut apercevoir au loin quelques paysages lunaires : cela semble bien être le but de notre balade.

Effectivement après quelques grimpettes nous voici aux «Mourres» de Forcalquier. Site géologique insolite constitué par d’étranges rochers calcaires dont l’origine est à rechercher dans la sédimentation puis l’érosion d’un calcaire marneux et crayeux lacustre, nous explique un panneau. Nous on y voit des morilles, des sortes de champignons et des formes bizarres : monticules, meules de foins, cylindres, vasques, ondulations… Ce ne serait pas un hasard si les sorcières s’y rassembleraient !

Pour nous la visite ressemble à une course aux trésors : toujours plus beau, toujours plus étonnant ! Mais ce qui fait le charme de cette balade c’est la lumière ! Un orage n’est pas loin, le ciel est noir. Avec toutes ces formes, cette ambiance on est transporté dans un monde parallèle ! On savoure, on profite, on déambule, on commente… et surtout on est heureux. Heureux d’ouvrir les yeux, d’être ensemble, de partager.

Voir ici les photos de notre randonnées « Les Mourres »

Pour le retour sur Forcalquier nos enthousiastes commentaires sont distraits par des lapins qui se promènent dans la campagne.

Un petit moment libre pour visiter la ville : le couvent des visitandines accueillant aujourd’hui la Mairie et sa chapelle le cinéma, le campanile St Pierre doté d’une horloge et coiffé de son dôme en fer… Mais on déambule surtout dans le petit marché de producteurs en écoutant les cloches jouer un air connu !

Voir ici les photos de Forcalquier.

Il est temps de reprendre les voitures pour une destination particulière : Ganagobie ! Ou plus précisément un prieuré de moines clunisiens qui prient, travaillent la terre, la pierre, le vitrail, la peinture ou l’enluminure : c’est ainsi qu’ils transfigurent le monde pour le rendre plus ressemblant à Dieu !…

Pour nous c’est arriver par une route impressionnante dans un lieu du bout du monde. Il nous faut sortir les capes : la pluie a décidé de nous mettre dans une ambiance apocalyptique pour cette visite… Nous parvenons après une marche à travers chênes verts, et c’est une chance, à entrer dans l’église mais notre timidité nous empêche d’aller déchiffrer la fameuse mosaïque où deux vers latins «Me prior et fieri Bertranne jubes et haberi et Petrus urgebat Trutber meq(ue) regebat » signent ce chef-d’œuvre de l’art roman qui représente une lutte de monstres et de cavaliers comme sur des tapis d’Orient bien connus au XIIe siècle. Cette mosaïque de 72 m² est une œuvre unique en France.

Malgré la pluie nous prenons un petit chemin au milieu de chênes verts  où nous trouvons le cimetière des moines, une vue sur le chœur de l’église et surtout atteignons une croix à raz de falaise qui nous aurait permis, si la pluie n’était pas là, un grandiose panorama sur la vallée de la Durance.

Malgré la solennité du lieu on plaisante : un nouvel ordre monastique est peut-être créé !

Voir ici les photos de notre découverte de Ganagobie.

On reprend la route par une descente très prudente,  on arrive à notre hébergement sous une pluie battante mais accueillis chaleureusement par les maîtres des lieux. Installation puis repas… Ah le repas !( !?).

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Ce matin après un copieux petit-déjeuner on se regroupe pour aller au point de notre randonnée du jour. Il ne pleut pas mais on ne peut pas dire que le soleil soit vraiment présent.

Nous découvrons une jolie petite route dans la vallée de l’Asse, nous nous arrêtons à Bras-d’Asse pour acheter du pain et nous arrivons enfin au parking, après Estoublon, presque à l’Est de Mézel dans la forêt domaniale du Montdenier.

On descend par un chemin parsemé de magnifiques Anémones  Hépatiques (famille des renonculacées), de violettes et de primevères pour arriver à une passerelle qui traverse l’Estoublaïsse rivière qui a forgé les fameuses gorges de Trévens.

Le sentier s’élève le long d’une barre rocheuse : la rivière d’un bleu vert, invite à la baignade mais trop froide à notre goût. Elle s’écoule entre d’énormes rochers. Très  vite nous voici engagés dans un canyon spectaculaire qui est le fruit d’un long travail de la rivière. Nous sommes obligés de forcer sur nos jambes, de nous agripper en s’aidant ici et là de barres ou de rampes aménagées pour la sécurité. Il ne faut pas oublier de se retourner : c’est encore plus impressionnant derrière nous. Les rochers sont étroits, élevés mais beaucoup d’arbustes en fleurs y donnent une touche de légèreté féérique.

On franchit  ainsi le torrent du Pas de l’Escale puis on retrouve une autre passerelle, double cette fois-ci et le sentier continue en traversée et en montant régulièrement et permettant progressivement une pénétration dans les gorges de Trévens.  La falaise est impressionnante, la rivière est à plus de 200 m en contrebas. On trouve une inscription en lettres d’or «natura numquat errat» ce qui signifierait «la nature ne se trompe jamais» qui serait l’œuvre d’un artiste, Herman de Vries, qui sèmerait ça et là de telles traces dans les réserves géologiques de la région.

On redescend à nouveau pour retrouver l’Estoublaïsse, une autre passerelle franchit cette rivière. Un  fantastique sous-bois accueille chacun de nos pas pour arriver à un paradis : Valbonnette, son gîte-abri entouré d’une prairie entièrement fleurie et égayé par la rivière qui chante.

On continue un peu, en montée, au milieu de pins noirs : on se croirait en Corse. On fait notre pause repas au hameau ruiné de Valbonnette. On reprend notre cheminement en croupe montante, durant un long moment on peut apercevoir l’éperon qui accueille la chapelle St André ruinée, puis c’est une descente vertigineuse qui est au programme. Au départ sur des sentiers bien doux sous les aiguilles de pins mais ensuite nous retrouvons les rochers, les passages étroits et vertigineux, heureusement avec des barres sécuritaires de progression. Les lacets sont fréquents et, même si nous ne sommes pas nombreux nous en avons toujours qui sont dans des étages inférieurs. La rivière se découpe enfin dans un étroit goulot, nous pouvons la surplomber sous des voûtes rocheuses : la magie, le fantastique est bien au rendez-vous.

Nous retrouvons le chemin du départ avec un croisement pour poursuivre la balade. On se pose la question mais la météo étant pessimiste on décide de  revenir au point de départ trop heureux de l’aventure que nous venons de partager sans la gâcher par un orage qui nous tomberait sur la tête.

Voir ici les photos de notre randonnée dans les Gorges de Trévans.

Au parking nous décidons d’aller visiter Digne, mais dès que nous sommes sur la route, on prend vers le Sud car c’est vraiment noir de ce côté là.

C’est donc au joli village perché en balcon au-dessus de la vallée de la Durance que nous prolongerons la journée. Nous voici donc à Lurs à visiter le Vieux village, l’amphithéâtre théâtre Marius, la tour de l’horloge, l’église et les différentes chapelles : Notre-Dame-des-Anges, St Michel, Notre-Dame-de-Vie et Notre-Dame-du-Plan en empruntant la promenade des évêques ou le chemin des écritures. Mais le clou du village serait le Panorama sur le Val de Durance… si la pluie ne nous y avait pas retrouvé !

On n’insiste donc pas et on reprend le chemin de notre hébergement, de toute façon il est tard, et nous faisons une halte devant des champs immense de tulipes…

Voir ici les photos de notre visite de Lurs.

C’est encore le déluge pour sortir de la voiture, l’orage va battre fort le temps de prendre notre douche et ranger nos affaires. C’est terminé lorsque nous nous retrouvons à table. On peut lever notre verre à cette belle journée !

Ce matin, la troupe se réduit et nous partons au village des Mées, sur la rive gauche de la Durance où se dressent d’étranges monolithes que nous avons aperçus hier depuis la route. Ces monolithes sont nommées « pénitents des Mées » en raison de leur silhouette évocatrice de moines encapuchonnés.

Après avoir fait un parfait créneau pour garer le minibus nous nous engageons sur le mythique sentier et nous sortons  du village pour serpenter  sur un sentier creusé sur le dur poudingue au dos des pénitents. La montée est légère mais continuelle et il faut surtout bien faire attention à ne pas manquer son pas, sinon la chute serait prodigieuse. On arrive ainsi à un col, ensuite nous continuons au travers de chênes, le sentier devient plus large mais notre ascension est   bouchée à droite et à gauche par la végétation nous privant de vues sensationnelles. On arrive ainsi à San Peyre. Un peu plus loin on découvre la vallée de la Durance dans toute sa splendeur : il fait beau, beaucoup de fleurs et, enfin, le soleil est éclatant, l’air pur et la lumière exceptionnelle. Il nous semble qu’on est en haute montagne.

Mais… ce qui est exceptionnel ne dure pas ! Nous voici dans une descente vertigineuse sur un pierrier qui dure… qui dure ! On met bien un pied devant l’autre, on avance mais croyez-nous il nous tarde d’arriver en bas.  La pente est raide. En bas le canal EDF que nous surplombons une fois arrivés sur un petit sentier plat et tranquille dans une forêt de feuillus.

On fait notre pause repas dans cette forêt à proximité de jolies ruches colorées et d’où l’on peut enfin apercevoir les fameux pénitents.

La suite est tranquille pour arriver aux pieds de ces roches particulières et bien impressionnantes. Ce site, classé, provient d’une masse de poudingue très découpée qui constitue un ensemble de crêtes et de minuscules canyons s’interrompant simultanément sur un plan vertical qui s’étire sur 2.5 km. Il s’agit du résultat de l’érosion sur le substrat rocheux qui possède des irrégularités de cohésion pour conduire à des zones proéminentes et à d’autres surcreusées.  On les appelle les Pénitent  des Mées en raison de leur silhouette. D’après la légende, ils représentent les moines de la Montagne de Lure qui ont été pétrifiés (au sens propre) par saint Donat au temps des invasions sarrasines pour s’être épris de belles jeunes femmes mauresques qu’un seigneur avait ramenées d’une croisade.

On poursuit notre chemin en traînant les pieds et en essayant d’entrer dans les grottes : on s’amuse bien. En entrant dans le Village on se rend compte que des maisons sont adossées à ces roches.

Voir ici les photos de notre randonnées des Pénitents des Mées.

Nous voici arrivés au terme de notre balade, on prend un café en terrasse heureux de nos découvertes et performances : la rando n’était pas si facile que ça !

Il faut penser à prendre le chemin du retour. Nous décidons de faire halte à Banon, village médiéval dont sa réputation vient de la beauté des paysages lorsque les lavandes sont fleuries. Nous y faisons un petit tour mais il fait frisquet malgré le beau soleil : évidemment nous sommes à 800 m d’altitude.

Voir ici les photos de Banon.

On continue notre route avec une nouvelle escale à Apt, ex puissante ville gallo-romaine célèbre pour ses faïences et ses fruits confits dont elle est la capitale. Nous y faisons un petit tour. Qui s’y est perdue ?

Voir ici les photos d’Apt.

Nous sommes ici à la frontière des lieux de nos aventures rando, il n’est donc pas difficile de trouver la route qui nous ramène, trop vite, chez nous.