Bordnègre et le bois de Castille

Voir ici les photos de notre randonnée à Argilliers.
Voir ici les photos de Marie-Jeanne.

Nous sommes bien en avance à notre rendez-vous malgré un temps couvert, mais on nous promet 50 % de chance d’avoir du soleil. Vous comprenez donc qu’il n’y a que le optimistes qui sont présentes !
C’est quand même dans nos vestes bien serrées que nous quittons Argilliers par ce joli chemin qui nous amène vers Bordnègre.
Nous repérons assez vite notre sentier pour aller rejoindre la grotte avec beaucoup d’espoir, comme il a plu ces temps-ci, qu’elle régurgiterait de l’eau.  Mais n’entendant pas les “bouligous” on sait que Bordnègre ne crache pas aujourd’hui !
Pour vous donner une idée de ce que nous aurions pu voir !
Nous sommes bien sûr déçues mais on se console par le lieu très bucolique et, exceptionnellement, aujourd’hui, bien « moussu ».
Les discussions sont très animées mais et on a du mal à reprendre le sentier pour admirer le pont romain de Bordnègre qui n’est pas un pont mais les restes de l’aqueduc qui amenait l’eau d’Uzès à Nîmes. Pour les aporétiques le tronçon de l’aqueduc découvert à quelques mètres de là confirme bien que le tracé passait sur le ruisseau de Bordnègre qui peut, quelquefois être en crue. S’il est en partie détruit et si l’on peut admirer seulement l’arche centrale, à l’origine ce pont aqueduc était composé de 3 arches. Si on entre dans le ruisseau, on peut d’ailleurs les voir. On a aussi du mal à se représenter qu’il mesurait 17 m de long et qu’il était d’un seul tenant sur toute la largeur du pont. Le canal, lui était construit bien sûr en petit appareil.
Toutes les explications concernant ce pont nous sont données par un panneau que nous trouvons en amont.
On poursuit après avoir mesuré, examiné sous toutes ses coutures ce pont qui, au fil du temps, devient bien mystérieux  et ne ressemble plus du tout à un aqueduc.
En suivant le tracé de l’aqueduc vers les Béringuières on est dérangé par deux jeunes à moto que l’on va retrouver à nouveau un peu plus loin, peu de temps heureusement.
Nous  montons vers la combe de l’aven et la citerne. Il commence à faire chaud. Même Françoise quitte toutes ses « couches » de vêtement ! Nous voici en Tshirt à faire le plein de vitamine D. C’est à la mode par ces temps de Covid !
Nous longeons maintenant des mines  de phosphates abandonnées. Aujourd’hui ceinturées de grillages elles sont dangereuses, il ne faut pas s’y aventurer. C’était des mines très productives à partir de 1881 et elles s’étiraient de St Maximin jusqu’à Tavel sur environ 20 km et elles se rejoignaient par des puits pour l’exploitation de filons qui pouvaient aller jusqu’à 1 km et se situaient à 70 m de profondeur. Plus de 400 ouvriers auraient travaillé dans ces mines ou au sol où le minerai était débarrassé de son argile, lavé et expédié à l’usine de St-Gobain pour être transformé en superphosphate de chaux.
Nous grimpons sur quelques monticules pour essayer d’apercevoir quelque chose : nous ne voyons que la garrigue à l’intérieur du grillage.
Un peu plus loin on essaiera aussi de chercher des gouffres, mais ils sont également ceinturés de grillage.
Nous arrivons donc à St Siffret.
Château d’eau enterré, terrains de sport : nous prenons le chemin de Brugas et Vallongue qui nous entraîne en toute quiétude sur le plateau où, à midi, au croisement de Flaux nous nous installons pour notre repas et où des randonneurs ou joggeurs solitaires nous saluent.
On n’est pas très loin du lieu-dit « bal des lapins » où nous trouvons une grande cabane de chasseurs.
On redescend par la piste de Malpertuis en profitant encore de ce bon soleil qui se voile au fur et à mesure qu’on se rapproche d’Argillers… Il n’aime vraiment pas nous voir rentrer.
Nous nous séparons bien heureuses de cette petite balade qui était bien adaptée à la météo du jour !
Cotation : JB2 – 12.2 km – 269 m dénivelé – 5 randonneuses (Michèle E., Françoise, Irène, Marie-Jeanne, Michèle N.).