Voir ici les photos de notre randonnée à Courry
Voir ici les phots de Françoise.
La pluie est tombée toute la nuit, et il pleut encore lorsque nous sommes au départ de la randonnée du jour. Pas très nombreux… mais bien motivés !
Nous partons à l’assaut de la Chapelle St Sébastien. A l’assaut car la montée est raide (bien sûr nous avons choisi le chemin le plus difficile d’accès) mais les arrêts provoquent le bonheur de chacun : les paysages sont à couper le souffle !
Arrivés en haut, on est un peu déçus de trouver la chapelle en travaux, mais les deux tables d’orientation dominent depuis leurs 447 mètres les Hautes Cévennes gardoises, l’Ardèche du sud (le Tannargue, les Gras) et une partie du Vivarais (dont le Serre de Barre dominant Les Vans). On peut apercevoir sans mal les montagnes de la Drôme, le Mont Ventoux et les Alpilles. Une vue à 360° !
Le temps n’est pas au plus beau mais la vue est quand même bien dégagée et on est heureux de repérer tous ces lieux qui nous font rêver.
C’est vrai, comme la chapelle a des échafaudages on ne s’y intéresse pas beaucoup mais on sait qu’elle est un haut lieu de pèlerinage.
La chapelle St Sébastien a été bâtie en 1722 par les habitants de Courry pour remercier Dieu de les avoir préservés de la peste, suite à la grande épidémie de la « Peste de Marseille ». Malheureusement la récolte de « larmes de la Vierge » est bredouille !
Si la montée nous a bien réchauffés, là-haut il faut nous rhabiller car la brise est fraiche, et on quitte à regret ce lieu en se promettant d’y retourner un jour.
Maintenant on file vers la croix de St Flavien. On y découvre un site d’envol de parapentes ! Qui a envie de s’envoler ? Tous : on est si heureux, si légers !…
La raison nous pousse à descendre par un sentier étroit. Que de fleurs, que de beaux points de vue… Par moment on sent le bonheur nous submerger.
A la Pierre Morte, un instant d’inattention (difficile d’avoir les pieds sur terre !), nous filons directement vers le village de Courry. Joli village fleuri par des milliers d’Iris multicolores.
On fait la pause repas au pied d’une croix, tous biens installés sur des pierres posée là pour notre confort. On déguste des chocolats offerts par Claude et on reprend notre cheminement.
On est interpellés par la jolie église du village bâtie au XIIe siècle sur l’emplacement d’un sanctuaire plus ancien dont les pierres on servi de réemploi. Au XVIIe siècle, un petit clocher-mur à deux arcades est bâti sur le mur du fond. En 1703, l’église est incendiée par les Camisards. Les deux chapelles sud datent vraisemblablement de cette époque. Sur la façade ouest se trouvent les traces d’une importante décoration peinte, décor architectural en trompe-l’œil pouvant dater du XVIIe siècle. Il montre la superposition des ordres toscans et ioniques sur deux registres. Cet exemple de peinture extérieure à décor d’architecture en trompe l’œil est bien rare dans notre région.
Nous poursuivons dans une campagne Cévenole qui nous enchante. La végétation, les fleurs, les chaos rocheux, la mousse mais aussi avens, dolines, lapiaz et de nombreux témoignages pré et protohistoriques tels que tumuli, dolmens, capitelles…… Que de belles images.
Nous atteignons le parking assez tôt… mais pas question de partir.
Nous descendons environ 300 marches d’escaliers dans un boyau réalisé par des mineurs pour atteindre la grotte de la Cocalière creusée dans les calcaires du sommet du Jurassique (Kimméridgien, Tithonien – entre 146 et 135 millions d’années). Cette grotte de renom que nous allons maintenant visiter n’est qu’une branche d’un vaste ensemble souterrain couvrant une trentaine de kilomètres. Son histoire a débuté il y a 35 millions d’années (Eocène, Ere tertiaire) et se poursuit de nos jours car la Cocalière est une grotte vivante, c’est-à-dire toujours en formation.
Les salles de la grotte nous enchantent… que dire de la petite perle et du petit train !
En levant nos verres, nous trinquons au bonheur de cette belle journée.
Cotation : 10 km – 278 m dénivelé.


