Voir ici les photos de notre randonnée entre la Couronne et Sausset les Pins (Martigues).
Voir ici les photos de Jackie
Ce matin, changement de programme : cap sur la Côte Bleue, où nous avons moins de chances de rencontrer la pluie qu’aux Taillades.
Sur la route déjà, le spectacle est au rendez-vous : de nombreuses cigognes ponctuent le paysage, bientôt rejointes par des vols majestueux de grues cendrées. La journée commence sous de bons auspices.
Au départ, nous passons la Sausse puis la Source, en direction des Roussures, avant de redescendre par le Grand Vallat.
Quelques passages sont inondés et compliquent un peu la progression, mais cela ne fait qu’ajouter à l’ambiance : plaisanteries, entraide et bonne humeur accompagnent ces petits défis.
Nous atteignons l’Anse de Boumandariel.
La mer apparaît soudain, immense, bordée d’une côte découpée d’une grande beauté. Les vagues s’écrasent contre les rochers dans un jaillissement d’écume blanche.
Nous poursuivons en longeant le littoral, nous écartant souvent du sentier pour profiter au maximum du spectacle des remous et du reflux bouillonnant. Marcher ici, au bord de la Méditerranée, est toujours un émerveillement.
La pause déjeuner se fait au Port des Tamaris.
Le ciel s’assombrit, de gros nuages s’amoncellent et quelques gouttelettes tombent… mais la pluie nous épargne finalement. Plus de peur que de mal !
À la reprise, de nombreux escaliers mettent les mollets à contribution.
Si certains bavardent gaiement en tête de groupe, d’autres prennent le temps d’admirer encore la côte et le mouvement incessant des vagues.
Nous découvrons alors la petite chapelle de Sainte-Croix, modeste et pleine de charme, perchée face à la mer. D’origine médiévale (elle aurait été fondée au IXᵉ siècle selon la tradition), elle servait autrefois de lieu de pèlerinage et de repère pour les marins. Sa silhouette simple, tournée vers la mer, semble encore veiller sur la côte et ses navigateurs.
Nous poursuivons vers la Beaumaderie puis descendons vers les carrières de La Couronne.
Ici, le paysage porte la marque des hommes. Ces carrières ont été exploitées dès l’Antiquité pour fournir la pierre nécessaire à la construction de Massalia (l’ancienne Marseille). La pierre blonde de La Couronne a servi à bâtir murailles, quais et monuments. Particularité du site : certaines carrières ont été creusées à fleur d’eau. Les blocs étaient directement chargés sur des embarcations. Avec le temps, la mer a envahi ces zones d’extraction, formant aujourd’hui des carrières partiellement immergées. Sous la surface, on devine encore les lignes droites des découpes, les fronts de taille verticaux et les traces laissées par les carriers. Lorsque la houle s’y engouffre, l’eau tourbillonne dans ces cavités géométriques, offrant un contraste saisissant entre le travail patient des hommes et la puissance libre de la mer.
Nous revenons ensuite sur nos pas, le long des falaises, pour retrouver l’Anse de Sainte-Croix, puis entamons la montée vers la Sausse et les voitures.
Une randonnée riche en paysages marins, en découvertes historiques et en moments partagés. Toujours un bonheur — et même un émerveillement renouvelé — de marcher au bord de la mer, bercés par le bruit des vagues et la lumière changeante du ciel. Nous sommes heureux… tout simplement !
Cotation : 11 km – 142 m de dénivelé.


