Chapelle San Peïre ruinée.

Voir ici quelques photos de notre randonnée à St Etienne du Grès.

Le départ est donné au mas de Pommet pour remonter tranquillement le gaudre des Traversières. Très vite, le charme opère : l’herbe d’un vert éclatant recouvre la prairie des taureaux et, le long du chemin, un large ruisseau coule avec vigueur. Un spectacle assez rare dans ces paysages souvent plus secs des Alpilles.
Nous bifurquons ensuite sur un chemin caillouteux, encore par endroits un peu humide. La végétation y est surprenante et tranche avec d’autres secteurs du massif : aux pins familiers se mêlent quelques cèdres, donnant à l’endroit une atmosphère différente et presque inattendue.
La montée nous conduit jusqu’à la citerne, avant de poursuivre vers la Tour de Guet. Nous retrouvons le soleil et le ciel bleu. Les vestes tombent rapidement : la douceur est au rendez-vous et chacun profite pleinement de ce moment. Les conversations vont bon train. Certains évoquent leurs vacances tout juste terminées tandis que d’autres s’apprêtent  à partir, direction Vienne, en Autriche, dès dimanche matin !
Sur le plateau, notre attention est attirée par quelques chenilles processionnaires qui avançant en file indienne.
Mais l’œil de certains randonneurs se révèle tout aussi attentif à une autre richesse locale : les asperges sauvages, qui font le bonheur de quelques cueilleurs improvisés.
Le sentier nous offre ensuite une belle halte sur une lèque.
En Provence, ce terme désigne une large dalle rocheuse naturelle, souvent plate et polie par le temps, qui forme comme une petite terrasse minérale. Ces surfaces offrent souvent des points de vue remarquables… et celle-ci ne fait pas exception. Devant nous s’étend un magnifique panorama : au loin, le Mont Ventoux encore enneigé, la plaine qui s’étire à perte de vue et, de l’autre côté, le château des Baux qui domine fièrement son éperon rocheux.
Mais la randonnée prend soudain un tournant inattendu : Jackie s’aperçoit qu’elle a perdu son appareil photo !
Sans hésiter, le groupe décide à l’unanimité de rebrousser chemin pour tenter de le retrouver. Arrivés à la citerne, nous nous séparons : certains remontent le sentier jusqu’au dernier endroit où Jackie se souvient avoir pris sa dernière photo, tandis que les autres poursuivent jusqu’à la chapelle ruinée de San Pèïre.
Après une courte visite, le demi-tour est amorcé pour rejoindre Jackie et Philippe qui poursuivent leurs recherches.
Le retour s’effectuera par le même chemin… avec l’espoir d’apercevoir l’appareil au bord du sentier.
Une randonnée un peu particulière, certes. Mais cette partie des Alpilles fait toujours le bonheur des promeneurs. Nous avons aussi pu mesurer la solidarité de notre groupe : chacun a voulu aider à la recherche, même si tout le monde est finalement  triste que l’appareil photo n’ait pas été retrouvé.
Au final, une belle promenade, conviviale et ensoleillée, qui nous aura surtout permis de profiter pleinement du retour du beau temps dans les Alpilles.
Cotation : 8 km – 192 m de dénivelé.