Sortie Salade

Voir ici des photos de notre « Sortie Salade » à St Michel de Frigolet.

À la Culturothèque, il y a les activités habituelles… et il y en a tous les jours ! Mais ce n’est pas tout : en parcourant le programme, on découvre régulièrement de jolies surprises. Et aujourd’hui, justement, deux « extras » un peu particuliers étaient proposés… dont celui-ci qui nous a particulièrement mis l’eau à la bouche !
C’est notre « sortie salade ». Non, il ne s’agissait pas d’une randonnée classique. Pas de longues marches ni de performance sportive au programme… mais une immersion passionnante dans le monde des plantes comestibles. L’objectif ? Apprendre à reconnaître celles qui pourraient composer… une délicieuse salade sauvage !
C’est à Saint-Michel de Frigolet que nous nous sommes retrouvés en petit comité  (car oui, pour observer, toucher, sentir et goûter les plantes, mieux vaut être peu nombreux). À notre arrivée, le vent semblait vouloir jouer les trouble-fêtes… mais le soleil, complice, a rapidement réchauffé l’atmosphère. Et très vite, nous avons été captivés par les explications de Claude.
Claude nous a guidés à travers une véritable farandole végétale, chacune avec ses particularités, ses saveurs et ses usages :
.   Le plantain lancéolé : discret mais précieux, il offre des feuilles tendres aux notes légèrement champignonnées, idéales en base de salade.
.   Les picris : au goût amer, parfait pour relever une préparation, un peu comme la roquette sauvage.
.  Le rumex (oseille sauvage) : acidulé et vif, il réveille les papilles avec une fraîcheur citronnée.
.   Le laiteron : doux et légèrement sucré, il apporte de la rondeur aux mélanges.
.   Le cerfeuil sauvage : délicatement anisé, il parfume subtilement les plats.
.   La laitue vivace : une amertume élégante qui structure une salade.
.  La stellaire (mouron blanc) : tendre, presque croquante, avec une saveur douce rappelant le petit pois.
.  Le gaillet gratteron : plus rustique, il se consomme jeune, avant que ses accroches ne deviennent trop coriaces.
.   Le silène : très apprécié en cuisine méditerranéenne, il se prête bien aux omelettes ou aux salades.
.   La vipérine : plus connue pour ses fleurs que pour son usage alimentaire, mais intéressante à découvrir.
.  Le chardon-Marie : une plante robuste dont certaines parties, bien préparées, sont comestibles.
.   Le coquelicot : ses jeunes feuilles peuvent agrémenter une salade, tandis que ses pétales décorent et adoucissent.
.   La mauve : douce et mucilagineuse, elle apporte une texture originale, plutôt utilisée pour la soupe.
.   Le bouillon blanc (molène) : surprenant, avec des usages variés, notamment en infusion.
Nous avons observé, touché, comparé… et même goûté certaines de ces plantes. Une véritable exploration sensorielle !
Mais cette initiation nous a aussi rappelé une chose essentielle : que, malgré notre enthousiasme, nous ne sommes pas encore prêts à composer seuls une salade 100 % sauvage sans un regard expert !
La matinée a filé à toute vitesse. Entre découvertes, échanges et émerveillement, nous n’avons pas vu le temps passer. Ca a été  un moment riche, vivant, et profondément agréable, une vraie reconnexion à la nature… et à nos sens.
Un immense merci à Claude pour sa passion et sa générosité. Et quelle bonne nouvelle : elle nous a promis de renouveler l’expérience pour continuer à nous initier à la reconnaissance des plantes !  Alors… à quand la prochaine “sortie salade” ?