Les vestiges du Pont du Gard.

Voir ici les photos de notre randonnée à St Bonnet du Gard
Ici les photos de Jackie.

Effectivement ce matin il fait un peu froid… Mais pas assez pour décourager une petite équipe, bien emmitouflée, qui s’élance de St Bonnet du Gard au plateau du Sablas. Arrivée là-haut, ça y’est, tout le monde est réchauffé.
On poursuit un peu sur le plateau en direction de Remoulins puis on prend un adorable sentier qui descend. En file indienne chacun apprécie ce cheminement dans la garrigue profonde et surtout bien abrité du vent. Donc là aussi on peut se détendre et profiter de chaque pas.
On arrive ainsi au Pont de la Sartanette. En fait nous passons sous une arche très bien conservée, qui soutenait l’aqueduc romain qui amenait l’eau de la fontaine de l’Eure jusqu’à Nimes et, qui, bien sûr, cet aqueduc, passait par le Pont du Gard. Mais ici nous sommes bien perdus au milieu des chênes verts et des arbousiers.
Un peu plus loin, on lorgne un petit sentier qui part sur la gauche. Ne serait-ce pas ce sentier qui nous amènerait à la grotte de la Sartanette. Merci Philippe pour le repérage.
Nous suivons donc Philippe qui a trouvé la grotte.
On s’approche et on peut comprendre qu’il y a deux  couloirs qui se rejoignent dans la « salle des Morts ». Cette grotte  a livré une faune fossile de l’époque paléolithique (de 700 000 à 600 000 av. J.C. environ). On y a découvert aussi des niveaux « néolithiques », c’est-à-dire correspondant à l’installation de premiers agriculteurs sédentaires dans nos régions il y a 7000 ans environ.
Aujourd’hui la grotte de la Sartanette est l’une des trois cavités d’enjeu international pour la conservation des chauves-souris dans le Gard. Elle accueille la principale colonie de Murin de Capaccini des Gorges du Gardon. Le Minioptère de Schreibers y est également présent en transit (au printemps et à l’automne).
Du fait que cette cavité est donc sensible toute l’année, elle est inaccessible et on ne peut rester que derrière la grille qui a été posée pour la fermer, mais, quand même on est tous heureux de cette découverte.
On poursuit par des sentiers et pistes inédites jusque là pour les randonneurs de La Culturothèque pour retrouver la combe  Roussiière, remonter un moment et reprendre et suivre le tracé de l’aqueduc romain après une raide montée. Avant l’arrivée aux vestiges du Pont de Valmale, on a un beau panorama, bien éclairé par le soleil, du Pont du Gard.
Direction le Pont du Gard et un petit crochet pour un autre panorama puis on file vers les installations d’accueil du Site.
Pique-nique bien installés au soleil, assis sur des chaises et le confort de tables, avec un petit remontant à la badiane… puis on s’installe au chaud avec un bon café et des chocolats !
On serait bien restés là, c’est sûr que la compagnie est toujours tellement  agréable, mais on revient vers le Pont du Gard pour traverser le Gardon et reprendre un chemin qui nous fait grimper sur le Sablas.
On fait un détour par Cante-Perdrix pour rejoindre St Bonnet-du-Gard en savourant le plaisir de cette belle rando !
Le bonheur de chacun est bien à son comble d’avoir eu le courage de se décider a participer malgré le froid annoncé, mais qui en fait ne nous a aucunement gêné !
Cotation : 11 km – 297 m de dénivelé.