Le château de Châteaurenard

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Enfin, pas de pluie aujourd’hui… même si le brouillard est bien présent sur la route.
Nous prenons la direction de la colline du Griffon, à Châteaurenard. Le Jardin des Tours, véritable écrin de la forteresse médiévale, s’offre à nous comme une invitation à la promenade. Il promet de nombreux points de vue sur le Ventoux, les Alpilles, la plaine de la Durance et celle du Rhône, même si, au départ, le brouillard persistant limite quelque peu la visibilité.
Quel dommage que le château soit fermé à la visite ce jour : nous aurions aimé en apprendre davantage.
On devine toutefois qu’il s’agissait d’un château fort, probablement édifié au XIIᵉ siècle, largement démantelé et pillé au fil des siècles. Il ne subsiste aujourd’hui que deux tours encore debout, dont l’une est à moitié détruite, reliées entre elles par une courtine.
C’est le seigneur Raynardus, qui a donné son nom à la commune de Châteaurenard, qui a fait construire au Xe siècle un premier ouvrage défensif essentiellement en bois. Celui-ci a été transformé en château de pierre au XIIᵉ siècle par Ildefons d’Aragon, alors comte de Provence. Son épouse, Jordane, femme de goût et de culture, y aurait organisé des cours d’amour. Les troubadours ont donc fréquenté Châteaurenard, et l’un d’eux a composé un poème gravé sur une pierre de la « Tour des Trois Poignards ».
Au XVe siècle, le pape Benoît XIII (Piero de Luna), alors installé à Avignon, se serait réfugié à Châteaurenard pour échapper au siège du Palais des Papes mené par Charles VI. Cet épisode serait peut-être à l’origine de la légende d’un tunnel reliant le château de Châteaurenard au Palais des Papes. Le trouverons-nous un jour ?
Mais nous sommes avant tout là pour marcher. Nous arpentons donc, dans tous les sens, les différents espaces aménagés, ce qui nous mène jusqu’à la Vierge dorée. Une question s’impose alors : qui a bien pu la placer sur ce haut piédestal ?
Il a sans doute fallu toute l’énergie de nombreux hommes, de charretiers et de chevaux, pour acheminer les 1 860 kg de la statue jusqu’au sommet de la colline et l’installer sur ce socle en pierre de taille. La Vierge culmine à dix mètres de hauteur, et sur son piédestal on peut lire l’inscription : « Posueront me custodem » (« Ils m’ont instituée leur gardienne »).
Après bien des détours, nous trouvons enfin le chemin de croix conduisant au calvaire. Érigé en 1844, celui-ci se compose d’une croix monumentale dressée sur un imposant socle en pierre de taille. Cette représentation de la Passion du Christ se situe à mi-pente, au milieu des pins.
Le chemin aménagé permet d’y accéder facilement, mais il faut ensuite remonter avant de redescendre pour contourner la colline et dénicher un coin pique-nique bien ensoleillé.
Le café de Daniel remplace celui de Charles, à qui nous adressons une pensée de soutien pour l’aventure médicale qu’il s’apprête à commencer jeudi. Odile, quant à elle, a préparé un délicieux gâteau.
Nous redescendons ensuite vers la ville et nous installons une dernière fois dans un bar, afin de prolonger ces moments précieux que sont nos retrouvailles hebdomadaires.
Cotation : 7.5 km – 220 m de dénivelé