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1er Jour :
Nous voici enfin réunis pour prendre la route vers Toulouse. L’enthousiasme est au rendez-vous et, portés par l’excitation du départ, nous ne voyons pas le temps passer… jusqu’à notre pause à Béziers.
Après cela, l’histoire se complique quelque peu. La tempête Nils décide de nous réserver quelques frayeurs. Dans les voitures, les chauffeurs s’agrippent au volant tandis que les passagers serrent les dents. Les rafales de vent secouent les véhicules et la pluie redouble d’intensité. Mais grâce à la vigilance de chacun et à une conduite prudente, nous arrivons finalement à la Cité de l’Espace avec seulement une heure de retard. Un trajet dont, assurément, chacun se souviendra !
Avant de nous nourrir de sciences et de découvertes, il nous faut d’abord nous sustenter. Un bon plat chaud, pris sans trop tarder, nous redonne énergie et moral. Nous voilà ensuite prêts pour le grand départ… direction Mars !
Cap sur la planète rouge pour une immersion fascinante. Nous découvrons ses paysages, ses particularités et comprenons notamment les différences fondamentales entre l’eau sur Terre et celle présente sur Mars. L’expérience se conclut dans un épais brouillard martien, renforçant l’impression d’avoir réellement quitté notre planète.
Pour nous remettre de nos émotions, nous décidons d’aller faire un tour… sur la Lune ! Un voyage de quatre jours condensé en quinze minutes, certes, mais aux sensations impressionnantes. Notre guide nous plonge dans le programme Artemis, ambitieux projet spatial de la NASA visant à établir une présence humaine durable autour de la Lune, à y renvoyer des astronautes pour la première fois depuis le programme Apollo en 1972, et à préparer les futures missions habitées vers Mars.
Envie d’habiter la station spatiale Mir ? Les modules ne sont pas très spacieux, mais tout y est : douche fermée, toilettes adaptées, cuisine fonctionnelle… Même si, il faut bien l’avouer, les astronautes ne semblent pas être les champions du ménage !
Après un détour par les étoiles, nous nous retrouvons en Guyane pour assister, en direct, au premier lancement commercial d’Ariane 6, qui met en orbite des satellites destinés à la constellation d’Amazon. Un moment spectaculaire qui illustre le retour en force de l’Europe dans le domaine spatial.
Après tant d’émotions et de découvertes, il est temps de regagner notre hôtel, de nous installer tranquillement et de nous retrouver au restaurant pour partager notre première soirée toulousaine dans la convivialité et la bonne humeur.
Et pour prolonger le rêve spatial, il ne nous reste plus qu’à suivre et partager les derniers préparatifs de Sophie Adenot qui, elle, s’élancera, demain, pour de bon vers la Station spatiale internationale… Quand on vous dit que La Culturothèque est toujours au cœur de l’actualité !
2ème jour
Ce matin nous retrouvons notre guide au Donjon du Capitole, en plein centre de Toulouse. Cette tour médiévale du XVIᵉ siècle, vestige des anciennes fortifications, servait autrefois d’archive municipale. Elle marque symboliquement l’entrée dans l’histoire politique et administrative de la ville.
Pourquoi « Ville rose » ? Toulouse n’a pas toujours été uniformément rose. Cette teinte si caractéristique provient de la brique foraine, fabriquée à partir de l’argile locale. Selon la lumière du jour, elle se pare de nuances allant du rose pâle à l’orangé profond. Associée au bleu pastel des volets, des réverbères ou du mobilier urbain — clin d’œil au passé florissant du commerce du pastel — l’harmonie des couleurs offre un charme unique à la ville.
Le Capitole de Toulouse est depuis le XIIᵉ siècle le siège du pouvoir municipal. Son nom vient des « capitouls », magistrats qui administraient la ville au Moyen Âge. Sa façade néoclassique du XVIIIᵉ siècle, longue de 128 mètres, impose le respect sur la vaste place du Capitole.
Nous empruntons ensuite la pittoresque rue du Taur, ancienne voie romaine reliant le Capitole à la basilique Saint-Sernin.
L’Église du Taur doit son nom à une légende : au IIIᵉ siècle, l’évêque Saturnin (Saint Sernin) aurait refusé de sacrifier aux dieux païens. Attaché à un taureau lancé au galop, il aurait été traîné le long de cette rue jusqu’à sa mort. À l’endroit où le corps se serait détaché, une petite chapelle a été érigée.
La majestueuse Basilique Saint-Sernin, au bout de cette rue, est l’un des plus grands édifices romans d’Europe (XIᵉ–XIIᵉ siècles) et une étape majeure sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Son clocher octogonal emblématique domine la ville. À l’intérieur, la nef impressionne par ses proportions harmonieuses et sa lumière douce filtrant à travers les vitraux. Nous descendons dans la crypte de la basilique qui conserve de précieuses reliques et un remarquable ensemble de chapiteaux sculptés.
Nous avons maintenant du mal à suivre notre guide qui nous entraîne vers l’église du Couvent des Jacobins, magnifique exemple du gothique méridional. Son église, sobre à l’extérieur, révèle un intérieur spectaculaire : une unique colonne centrale s’élève et se déploie en nervures au sommet, formant la célèbre « voûte en palmier ». Le couvent abrite également les reliques de saint Thomas d’Aquin et possède un cloître paisible propice à la contemplation.
Nous terminons notre visite sur les bords de la Garonne, près du Pont Neuf, qui, malgré son nom, est le plus ancien pont de la ville (XVIᵉ siècle). La Garonne est sortie de son lit : impossible de flâner sur les berges. Le fleuve, puissant et bouillonnant, rappelle combien la nature peut transformer le paysage en quelques heures.
La matinée a été particulièrement très agréable pour notre groupe. La pluie nous a épargnés, laissant place à une découverte lumineuse et passionnante de Toulouse, entre briques roses, histoire millénaire et patrimoine exceptionnel.
Il est midi passé… et nos pas nous mènent tout naturellement vers les restaurants. Les terrasses et façades animées de la Place du Capitole attirent notre groupe. À Toulouse, on mange bien (la réputation n’est plus à faire) et nous n’avons pas été déçus. Cassoulet, magret, spécialités du Sud-Ouest ou cuisine plus contemporaine : chacun a choisi « son » adresse, et les retrouvailles sont joyeuses, animées par le récit enthousiaste des bonnes choses dégustées.
Rassasiés et prêts à reprendre notre exploration, nous empruntons la rue de Rome pour rejoindre l’Hôtel d’Assézat. Magnifique hôtel particulier de la Renaissance (XVIᵉ siècle), il a été construit pour Pierre d’Assézat, riche marchand ayant fait fortune grâce au commerce du pastel. Sa cour intérieure, élégante et harmonieuse, témoigne de l’influence italienne dans l’architecture toulousaine de l’époque. Aujourd’hui, le lieu abrite notamment la Fondation Bemberg et de remarquables collections d’art. Nous hésitons a entrer visiter, mais nous sommes retenus par la curiosité de découvrir un peu plus Toulouse.
Nous poursuivons donc par la rue de Metz, grande percée haussmannienne du XIXᵉ siècle. Plus large et plus rectiligne que les rues médiévales alentour, elle illustre la modernisation de la ville à cette période, avec ses façades régulières et ses immeubles élégants.
Notre chemin nous mène ensuite à la Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse. L’édifice surprend immédiatement : son architecture est atypique, résultat de plusieurs siècles de construction. On y observe la juxtaposition de styles gothiques méridional et septentrional, avec une nef unique très large d’un côté et, de l’autre, un chœur plus élancé. À l’intérieur, vitraux anciens, stalles sculptées et orgue majestueux renforcent le caractère singulier et solennel du lieu malgré des travaux importants en cours.
Nous rejoignons ensuite la Place des Carmes, autrefois occupée par un couvent de Carmes. Aujourd’hui, la place est un lieu de vie animé, bordé de cafés et de commerces, avec son marché couvert réputé. L’atmosphère y est chaleureuse et typiquement toulousaine.
Puis nous remontons la rue d’Alsace-Lorraine, grande artère commerçante ouverte elle aussi au XIXᵉ siècle.
Sous une pluie désormais bien présente, nous avançons d’un pas décidé vers la Place du Capitole.
Là, nous avons la chance de pouvoir admirer la somptueuse Salle des Illustres du Capitole de Toulouse. Véritable galerie d’apparat de l’Hôtel de Ville, elle est richement décorée de fresques, de peintures et de sculptures célébrant les grandes figures et les moments marquants de l’histoire de Toulouse. Dorures, plafonds peints et décors monumentaux donnent à l’ensemble un éclat presque théâtral.
À la sortie, la pluie redouble d’intensité. Qu’à cela ne tienne ! Nous nous réfugions dans le petit train touristique qui nous permet de poursuivre la découverte de la ville, bien à l’abri. Une façon originale et confortable de conclure cette après-midi toulousaine, entre patrimoine, gourmandise et bonne humeur.
Mais la fatigue commence à se faire sentir, à l’unanimité il est décidé de rentrer à l’Hôtel et de manger sur place au lieu de profiter de l’ambiance nocturne qui commence à se mettre en place.
3ème jour
Ce matin encore, la pluie nous accompagne. Mais aucune inquiétude : nous sommes chaleureusement accueillis au Muséum du Pastel à Labège.
Une animatrice passionnée nous plonge dans l’univers du pastel, cette plante tinctoriale (Isatis tinctoria) a fait la richesse de Toulouse et de sa région aux XVᵉ et XVIᵉ siècles. Culture, transformation en cocagnes, commercialisation à travers l’Europe, techniques de teinture et usages : nous découvrons comment cet « or bleu » a façonné l’économie locale et permis la construction de nombreux hôtels particuliers. Moment fort de la visite : une démonstration spectaculaire de teinture. Voir le tissu passer du vert au bleu intense au contact de l’air, par oxydation, a quelque chose de presque magique !
Il est d’ailleurs difficile de s’arracher de la boutique du Muséum : étoffes, foulards, objets décoratifs aux nuances profondes… tant de belles choses ! Certains envisagent déjà de refaire leur décoration intérieure en rentrant…
Nous reprenons ensuite les voitures, toujours sous la pluie, direction Carcassonne.
Là, nous nous retrouvons tous autour d’un cassoulet fumant, dégusté dans une ambiance conviviale et chaleureuse qui contraste délicieusement avec la météo capricieuse. Les conversations vont bon train, les rires fusent, et Michèle remercie chacun pour la gentille attention, dans un moment d’émotion partagé.
Une visite éclair de la célèbre Cité de Carcassonne s’impose malgré le froid. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, cette impressionnante forteresse médiévale, avec ses remparts et ses tours crénelées, semble tout droit sortie d’un conte.
Le vent commence à souffler plus fort, la pluie s’atténue un peu, mais l’air reste vif.
Nous prenons tout de même le temps d’entrer dans la Basilique Saint-Nazaire de Carcassonne. L’édifice offre un remarquable mélange d’art roman et gothique. Ses vitraux colorés, parmi les plus anciens du sud de la France, diffusent une lumière douce et contrastent avec l’austérité des remparts extérieurs. Un moment de calme et de beauté au cœur de la cité.
Quelques achats, un dernier regard sur les fortifications, et il est temps de reprendre la route pour rentrer en fin de soirée.
Malgré la tempête, la pluie et le vent, cette escapade toulousaine aura été particulièrement riche en découvertes : patrimoine, histoire, gastronomie, convivialité… autant de souvenirs précieux qui resteront longtemps gravés dans nos mémoires.


