Voir ici les photos de notre randonnée à Orsan.
Quelques ralentissements sur la route… mais rien qui n’entame notre bonne humeur ! Nous arrivons finalement à Orsan, où nous retrouvons Brigitte pour le départ de cette belle journée.
La légende de la Cabre d’Or raconte que ce village tranquille devrait son nom aux traces d’or et de sang laissées par une chèvre blessée par un loup…
Nous prenons donc le temps de le visiter, charmant et typique avec ses ruelles étroites, ses maisons en pierre aux façades patinées par le temps. On flâne, on observe l’église, les volets colorés d’une belle maison, un lavoir, les points de vue sur la campagne environnante. Un vrai moment paisible avant d’attaquer les choses sérieuses.
Nous poursuivons ensuite sur des chemins pas très extraordinaires, mais parfaits pour marcher côte à côte et refaire le monde. Et ça tombe bien : les conversations vont bon train !
Côté météo, on nous avait annoncé la pluie… Finalement, elle ne viendra pas. Le ciel reste couvert, le soleil hésite, mais le temps se maintient toute la journée.
Après Laudun, une première montée bien raide nous attend. Heureusement, pas de cailloux ni de rochers traîtres : ça grimpe, mais ça passe bien.
Nous traversons ensuite une jolie piste au cœur d’une forêt de pins. L’odeur des résineux nous accompagne avant d’entrer dans un sentier plus caillouteux au milieu de la garrigue.
Là… l’aventure commence.
Il faut monter. C’est raide. Très raide.
Et puis… ce sont des rochers.
C’est le passage de la Cabre d’Or d’Orsan, aussi appelé, « passage du Loup » qui est une formation rocheuse emblématique de ce relief typique de la garrigue, avec ses formes sculptées par le temps et les éléments.
Il marque le paysage et ajoute encore une touche de caractère à notre parcours : on avance prudemment, on enlève les sacs, on se faufile de biais entre les blocs. On s’encourage, on s’entraide. Philippe, stratégiquement installé jambes écartées dans l’étroit défilé, attrape les sacs un par un pour permettre à chacun de passer plus facilement. Une vraie organisation !
Au bout de l’effort… le plateau du Camp de César !
Un panorama magnifique s’offre à nous. Une pause photo rapide, le temps d’admirer la vue, et nous reprenons la direction des ruines de Saint-Jean de Rouzigues pour la pause déjeuner. Les ruines de Saint-Jean de Rouzigues, anciennes vestiges d’un prieuré médiéval, offrent un cadre chargé d’histoire. Les pierres anciennes, les arches partiellement conservées et la vue dégagée sur les alentours créent une atmosphère paisible et hors du temps.
Nous nous installons à l’abri du vent qui commence à se lever. On est bien. Il ne fait pas froid. Les sacs s’ouvrent, les gâteaux circulent. On partage, on rit, et bien sûr… on refait le Loto de la veille, anecdotes à l’appui !
Nous partons ensuite explorer le Camp de César, ancien oppidum romain perché sur son plateau. Ce site stratégique, occupé dès l’Antiquité, offre un panorama exceptionnel sur la vallée du Rhône et les paysages alentours. On imagine sans peine les habitants d’autrefois surveillant l’horizon depuis ces hauteurs.
L’endroit impressionne autant par son histoire que par sa position dominante.
Le chemin se poursuit en corniche le long des falaises. Les vues sont superbes, le sentier agréable. Puis nous empruntons la Combe de Roubeaud qui nous ramène en douceur vers Orsan. Une descente plus tranquille qui permet enfin de détendre les jambes… mais alors, pourquoi ce silence soudain ? Sous les chênes et la végétation foisonnante, plus un mot ! Comme si la nature imposait sa loi. Chacun savoure peut-être l’instant, écoute le craquement des pas, le souffle léger du vent, et profite de cette parenthèse presque magique.
Le “passage du loup” aura été sportif, mais c’est exactement ce que l’on aime : un peu de défi, beaucoup d’entraide, et surtout le plaisir de vivre ces belles aventures ensemble.
Cotation : 11 km – 320 m de dénivelé.


