Belvédère de Notre-Dame-du-Château

Voir ici les photos de notre randonnée à St-Etienne-du-Grès.

Après un dimanche pour le moins mouvementé : pluie battante, orages et même de la grêle,  c’est avec un plaisir non dissimulé que nous accueillons, ce matin, un soleil radieux et une lumière magnifique. Certes, la fraîcheur matinale se fait sentir, mais elle laisse vite place à des conditions idéales pour marcher.
Aujourd’hui, prudence oblige : nous privilégions les pistes larges plutôt que les sentiers étroits encore détrempés et envahis par une végétation gorgée d’eau. L’ambiance est joyeuse, les conversations animées, notamment autour du voyage à Vienne, et certains s’étonnent encore de la récente mise à l’honneur de la Culturothèque dans le journal Viennois. Allons, allons… il faut suivre pour ceux qui ne s’en sont pas rendus compte  !
Allons, allons… pourquoi « Ducros se décarcasse ! » à rédiger des comptes-rendus et proposer des photos si on les parcourt à la va-vite ?
Car,  qui pourrait dire précisément par où nous sommes passés et tout ce que nous avons vu aujourd’hui ?
Peu importe les chemins, en vérité.
L’essentiel est ailleurs : dans le plaisir d’être ensemble, bien dans ses chaussures… et, croyez-nous, c’est bien le cas !
Nous débutons en longeant le gaudre d’Alméran, un gaudre est un petit cours d’eau souvent à sec qui ne s’anime vraiment qu’après de fortes pluies, ce qui est bien le cas ce matin ! Il faut être prudents pour ne pas mouiller les chaussures.
Nous rejoignons les Quatre-Thermes pour emprunter la piste des Traversières. Certains s’en souviennent : nous y avions randonné avec un bouc lors d’une précédente rando !
Mais cette fois, nous la parcourons en sens inverse et nous bifurquons sur des chemins transversaux où le relief se fait sentir : montées et descentes s’enchaînent, pour le plus grand plaisir des jambes ( !?).
Le déjeuner prévu à la Cabane du Garde est finalement abandonné : les moustiques y règnent en maîtres. Nous poursuivons donc jusqu’à la Citerne de Plan Redon. La pause y est agréable et conviviale… mais de courte durée : les moustiques, encore eux, ne nous laissent aucun répit !
Conseil du jour : penser à glisser un répulsif dans son sac à dos.
La suite du parcours reste tout aussi plaisante. Nous surplombons le gaudre de Pascal avant de rejoindre Roqueverde, d’où part un sentier discret… mais redoutablement raide !
L’effort est récompensé à l’arrivée à la chapelle Notre-Dame-du Château. La chapelle se présente sous la forme d’un petit édifice de plan carré, composé d’une nef terminée par une abside à l’est, et flanquée de bas-côtés, le tout voûté en berceau. Quelques éléments sculptés et l’analyse des éléments constructifs permettent de placer la construction dans la seconde moitié du XIe siècle…
Encore un effort et nous découvrons un belvédère tout récent : un aménagement remarquable qui dévoile une vue à couper le souffle sur les Alpilles.
Après un détour par la mystérieuse « grotte de la Vieille », il est temps de reprendre le chemin du retour.
Des sourires, de la bonne humeur, et ce sentiment précieux d’avoir partagé un moment simple mais intense : voilà ce que nous retenons de cette belle journée et, aussi, quel bonheur de se retrouver sur ces sentiers majestueux, baignés de soleil, après les caprices de la veille !
Cotation : 12 km – 396 m de dénivelé.