L’ermitage de Collias

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Notre parking préféré à Collias n’existe plus, nous nous garons donc à l’entrée du pont qui enjambe le Gardon.
Les bords du Gardon, paisibles pour l’instant, se préparent à recevoir de nombreux visiteurs. Il y a beaucoup d’eau et les canoës kayacs ne vont pas tarder à animer le site.
Nous allons direction de l’Ermitage en longeant le Gardon sur le chemin de St Privat durant un bon moment puis nous prenons ce petit sentier qu’on aime énormément : impression d’être hors du temps, de l’ombre, une végétation à foison et aujourd’hui bien coloré par des mufliers rouges.
Nous sommes dans un vallon qui s’enfonce doucement vers la source de l’Ermitage.
C’est bien ici qu’a été découvert, pour la première fois, le nom de Collias, sur une stèle datant vraisemblablement du IIème siècle après J-C.
Effectivement,   si en ce moment nous sommes les seuls à profiter de ce site bucolique et magique, il avait, paraît-il, été également choisi par KOLIAS déesse de l’amour mais pour les romains déesse des Sources (Kolias est un autre nom d’Aphrodite chez les Grecs ou de Vénus chez les Romains).
Les platanes et le marronnier sont gigantesques et, aujourd’hui, très heureux de tremper leurs pieds dans l’eau.
On laisse ce lieu paisible pour nous diriger vers l’ermitage et la chapelle Notre-Dame-de-Laval.
Ce site de Collias est lui-même aussi très ancien : des flèches datant de l’âge du bronze et des stèles votives ont été mises à jour.
Parmi les stèles votives trouvées sous les ruines de l’Ermitage, dans une petite cour qui précède immédiatement la chapelle, l’une d’elles, datant du premier siècle, porte l’inscription “Aramoni Porticum Licina.P.F. Acceptilla Ex voto.D.S.P.F »., qui peut se traduire par “Licinia Acceptilla, Fille de Publius, a élevé à ses frais, en ex-voto, cette chapelle à Aramon“. Cette stèle se trouve au musée de Nîmes.
Aramon, que l’on ne trouve qu’à Collias, devait être le nom d’une divinité topique puisque n’ayant rien à voir avec les dieux de Rome ou d’Athènes.
On visite la chapelle puis l’Ermitage, qui est en fait une grotte occupée dès le néolithique, aménagée pendant des années par les ermites qui se sont succedés. Les premiers sous l’influence de Saint Vérédème, le dernier, frère Mailhan, à la fin du XVIIIème siècle.
Une fresque magnifique sur la paroi nous montre un ange les mains ouvertes. Saint Michel ?
On fait le tour du site, on lève la tête, on est vraiment au creux du vallon surplombé par des falaises.
Pour le retour on prend le même chemin : c’est ainsi qu’en cette saison, ces dernières années de canicule, que nous venons nous imprégner de ces lieux magiques et si ombragés. Aujourd’hui tout particulièrement car il ne fait vraiment pas chaud mais on peut justement profiter à chaque pas.
Cotation : DJA1 – 7 km – 60 m de dénivelé.