Voir ici les photos de notre randonnée à Eyguières
Voir ici les photos de Françoise
Voir ici les photos de Sylvie.
On garde encore nos habits d’hiver ce matin..
1, 2, 3 voitures pour 21 personnes. Bravo l’écologie, merci Patrick qui a bien mis à disposition ses sièges supplémentaires. Bonne fête Patrick.
On arrive ainsi sur le parking des Arènes à Eyguières.
Qui connaît la ville d’Eyguières ? Personne. Alors, bien sûr il faut la visiter.
Riche du charme typique de la Provence, la ville d’Eyguières présente une architecture agréable et colorée, avec notamment des maisons assez anciennes. Pour tout patrimoine on ne retient que son église Notre-Dame-de-Grâce, un monument aux morts et une fontaine. On monte au château d’eau, rien d’exceptionnel si ce n’est les paysages des Alpilles, mais on a bien essayé de perdre Charles en route, sans succès…
On quitte donc ce gros village en suivant le canal de la Vallée des Baux.
On avance en papotant avant de traverser une route et prendre un chemin au pied du Mont Menu. Sur notre droite on reconnaît le château de Roquemartine.
On y remarque quelques « glauges » (glauges est le nom donné en Provence aux iris qui tapissent le sol dans la garrigue au printemps), mais pas les tapis de fleurs qu’on escomptait trouver. Peut-être par manque de soleil ?
Nous arrivons à St-Pierre de Vence où l’on a du mal à apercevoir la façade de la chapelle : une barrière nous empêche de traverser ce gros mas ou, durant des années on y apercevait un papy pas rasé, assis sur un fauteuil de brocante au soleil sous un hangar toujours occupé à lire un vieux journal.
Tout change.
Sauf les paysages. Toute la troupe est heureuse de se trouver en si beaux lieux.
On ne met pas longtemps à arriver à la villa gallo-romaine. En fait ses ruines bien sûr.
On nous dit que ce site est habité au moins dès le 1er siècle av. J.-C. Le vestige le plus ancien semble être un fossé rectiligne de 8 mètres de long creusé dans le substrat dont la totalité n’est pas connue. Un riche matériel daté de 75 à 50 av. J.-C. y a été retrouvé, attestant qu’il pourrait s’agir d’un fossé rituel entourant une aire sacrée. Il pourrait être lié à une nécropole contemporaine retrouvée à environ 100 mètres plus à l’ouest. Dans les décennies qui suivent, le site aurait été aménagé et lié à l’installation romaine dans le pays d’Arles à partir de 46 av J.-C. Les toitures sont réalisées en dalles de pierre sciée de 62 à 64 cm de côté et de 6 cm d’épaisseur. Ce matériau sera réutilisé deux siècles plus tard pour couvrir un égout. On peut les mettre en relation avec les dalles retrouvées sur le temple hellénistique de Glanum à St Rémy. Une stèle funéraire en pierre des Baux a été mise au jour entre la villa et la nécropole. Il pourrait s’agir d’une stèle-pilier à vocation cultuelle, car elle ne porte aucune inscription. Il est situé sur une vaste superficie plane à une altitude de 139 m, il n’en reste qu’un pan de mur et des fondations. On essaie, d’après le plan de reconstituer les constructions qui devaient exister…
Maintenant il fait bon. On quitte les vestes, il est midi et on cherche un coin pour manger. Toute la troupe s’installe au soleil. On prolongera ce moment en échangeant de nombreuses douceurs.
On continue notre randonnée par le Vallon des Glauges. Là aussi, par rapport aux dernières visites le paysage a changé. Beaucoup, beaucoup de vigne, des oliviers et même du Champagne ?!
On arrive ainsi à retrouver une autre partie du canal de la Vallée des Baux qui s’appelle, comme on l’a vu ce matin, où on l’a suivi le canal des garrigues. A ne pas confondre avec le canal de Craponne (branche d’Arles) qui est parallèle au canal que l’on longe mais 500 mètres plus au sud. A ne pas confondre non plus avec le canal des Alpines qui démarre en amont d’Eyguières et qui bifurque au nord vers Orgon puis va vers St Rémi de Provence. Ne pas confondre avec le gros canal EDF qui double la Durance entre Château Arnoux et Mallemort puis part vers le sud pour se jeter dans l’étang de Berre. Ne pas confondre avec le canal de Marseille qui, lui, va alimenter Marseille en eau potable. Oui beaucoup de canaux tout ça parce que en Provence il manque d’eau ; alors depuis les romains on s’est occupé à faire ces nombreux canaux qui partent tous de captage de la Durance qui, elle, coule même en plein été.
Ce sentier qui le longe est bucolique et on est tous sous son charme.
On le quitte quelques instants pour aller passer à côté de la chapelle St-Vérédème, de style roman qui se trouve dans le cimetière.
A la sortie du Cimetière on s’aperçoit que le canal des Baux s’écoule sur un pont canal.
La balade se termine ainsi, heureux de ces paysages grandioses des Alpilles découverts aujourd’hui et des bonnes couleurs de nos joues !
Cotation : 12 km – 104 m dénivelé.