Voir ici les photos de Marlène de notre sortie à St Etienne du Grès.
Voir ici les photos de Betty.Sauf erreur comptable nous sommes douze à rejoindre Betty au pré, ravis de la météo plus clémente que celle de ces derniers jours, pour partir à la découverte (pour la plupart d’entre nous) de la Communauté de Pomeyrol à St Etenne du Grès.
La matinée s’annonce sous de bons auspices : les voitures sont garées à l’ombre à l’entrée du parc, Betty prévient de notre arrivée et revient avec un large sourire en guise de laisser-passer… Elle nous fait part du programme, nous précise quels sont les us et coutumes de ce lieu qui nous émerveille déjà et nous entraîne allègrement sur un ravissant sentier à la découverte du parc.
On avance sans peine, découvrant à chaque pas une grande variété de plantes épanouies et fleuries, que vous pourrez -comme nous- nommer à coup sûr, de pins imposants, (même si quelque uns ont subi un triste sort avec les derniers gros vents) de chênes et autres essences tout aussi magnifiques. Je crois que l’on gardera particulièrement en mémoire, une variété de frêne, tout en nombre et en fleurs qui nous a causé un bon remue-méninges. On salue au passage un monsieur assis sur un talus occupé à réarmer sa débrousailleuse…La tenue exceptionnelle du lieu nous laisse admiratifs ! De temps à autre, s’offre en contre-bas la vue d’un champ d’un parfait jaune uniforme : colza ? moutarde ? (un moindre mal, le tournesol n’a pas été évoqué). Quelques progrès en botanique peuvent cependant être envisagés et nous ne nous laissons pas décourager !
L’heure de rencontrer les membres de la communauté et de retrouver nos six compagnons supplémentaires de La Culturthèque qui vont se joindre à nous pour la suite approche mais Betty a encore une surprise pour nous : elle nous conduit, un très court instant, sur le chemin du Mas du Juge puis nous fait emprunter à droite un sentier bordé d’un petit canal d’arrosage, pour arriver à une maison embellie par un arbre de Judée et devant laquelle s’offre à nous un pré jonché de pâquerettes et de fraisiers sauvages. Des chaises nous attendent là, comme pour nous inviter à profiter du lieu, et à nous laisser aller à un vaillant papotage fortement enrichi par une poignée d’anecdotes de la Culturothèque.
Le moment est venu de plonger au cœur même de la communauté, et chemin faisant vers la chapelle où rendez-vous a été fixé, une sœur vient à notre rencontre. Elle nous explique que le parc ainsi que les bâtiments délimités par un immense mur en pierre sont la propriété de la Fédération Protestante de France. Les sœurs qui occupent actuellement Pomeyrol sont originaires d’Allemagne, de Belgique, de Suisse… La chapelle, que les sœurs nomment ainsi, est très sobre, d’un blanc éclatant sous le soleil : une croix simple et une cloche en ornent la façade. Les sœurs entrent et nous les suivons.
Nous sommes dans un temple : face à nous une ouverture vitrée dans laquelle une jolie croix est insérée et qui donne sur le monde extérieur, un autel en pierre sur lequel est exposée une bible ouverte de taille imposante, un bouquet blanc dans un pichet et dans l’allée le cierge pascal allumé.
Des explications nous sont données sur la symbolique de ces éléments. Quatre célébrations quotidiennes se déroulent dans la chapelle, chacune commence par trois sons de cloche (en remplacement du signe de croix) : une pour le Père, une pour le Fils et une pour l’Esprit Saint, se déroule avec les chants et textes du jour. Trois de ces célébrations précèdent un repas sauf la dernière appelée « Complies ».
En sortant, nous découvrons un bel orgue.
Nous nous dirigeons ensuite vers le réfectoire pour partager le repas avec les sœurs et quelques retraitants. Elles veillent à se répartir aux différentes tables de façon à nouer la conversation et à répondre à nos questions. C’est la prieure qui nous autorise à nous asseoir et qui répond aux questions générales. Nous apprécions ce repas, préparé par une cuisinière qui vient de l’extérieur. Nous sommes invités ensuite à participer à la vaisselle et au rangement, ce que chacun fait bien volontiers.
Merci à Betty pour cette visite très enrichissante chez les sœurs protestantes de Pomeyrol.
(Marlène).
Pomeyrol est le 2ème rendez-vous extraordinaire de la journée, et c’est l’occasion de souligner que chaque mercredi, Betty rassemble autour d’elle un groupe toujours plus nombreux d’anciens randonneurs, mais aussi de nouveaux venus, curieux de tester leurs capacités avant de se lancer sur les sentiers. Ce rendez-vous est devenu bien plus qu’une simple rencontre : il est essentiel.
Essentiel, parce qu’il offre un espace à ceux qui ne peuvent plus, n’osent pas encore, ou appréhendent la randonnée. Un moment précieux de partage, de convivialité et d’échange, où les sourires se mêlent aux récits d’aventures passées dans les autres activités de La Culturothèque et aux éclats de rire suscités par de bonnes plaisanteries. L’ambiance y est chaleureuse et profondément humaine. Chacun y trouve sa place, peut s’exprimer librement, apprendre des autres, et tisser des liens sincères.
On y cultive aussi la bienveillance et l’attention aux autres : apprivoiser les solitudes, offrir un peu de répit à ceux qui traversent des moments difficiles, avancer ensemble, tout simplement. Même les randonneurs les plus aguerris viennent y participer, tant ils sont attachés à cette atmosphère unique.
Depuis plus de 15 ans, Betty incarne avec constance et générosité cet esprit d’accueil. Toujours présente, toujours souriante, elle offre à chacun un moment hors du temps, empreint d’humanité.
Un immense merci à Elisabeth, Daniel et Marithé, qui l’accompagnent et prennent le relais lorsque cela est nécessaire.
Et surtout, merci Betty, pour cet engagement fidèle et pour ce magnifique témoignage de générosité et d’amour offert à tous les membres de La Culturothèque.
Michèle


