Voir ici les photos de notre randonnée au Paradou
Cette randonnée débute au Rocher de la Pène.
Mais où sommes-nous exactement ? Dans les Alpilles ?
Pas tout à fait. Nous sommes en marge du massif, sur une petite aiguille rocheuse qui émerge des anciens étangs de la Crau, comme une île au milieu des plaines. Un site à part, déjà plein de caractère.
Les rochers de la Pène offrent une très belle mise en jambes. Nous empruntons d’abord un sentier en balcon qui dévoile de magnifiques vues sur le massif des Alpilles. Le regard se promène librement, déjà conquis.
Après la descente des rochers, nous bifurquons à droite. Le mas Saint-Jean attire immédiatement l’attention, avec sa chapelle étonnamment encastrée dans les habitations. Très vite, les discussions s’animent autour de ces lieux de culte transformés en maisons, en boutiques ou parfois même en cafés.
Le chemin se poursuit au milieu des champs d’oliviers. Au fil de la marche, nous retrouvons les plantes que Claude nous avait fait découvrir mercredi dernier. Les beaux mas de Castillon et de Barraquet impressionnent également par leur élégance discrète.
Le temps est idéal.
Nous atteignons ensuite un sentier plus étroit. Une petite pause s’impose… et devient l’occasion inattendue d’aborder la sexualité des plantes !
Puis, rapidement, le paysage s’ouvre à nouveau. La vue embrasse l’ensemble des Alpilles : la tour des Opies se détache à l’horizon, et au loin apparaît même la Sainte-Victoire.
Nous admirons aussi les rochers des Baux et leur château dominant, faisant face à l’arête calcaire sur laquelle nous évoluons. De tous côtés, à gauche, à droite, devant nous, le paysage ne cesse de se transformer et d’offrir de nouvelles images. Impossible de tout retenir… et c’est sans doute pour cela que ce circuit reste une redécouverte permanente.
Nous avançons entre chênes verts et cistes cotonneux en pleine floraison. À la recherche des arrucats (Crepis vesicaria), curieux d’observer l’enroulement de leurs feuilles, nous découvrons aussi la jolie histoire du «Vermillou ».
Quelques passages d’escalade, quelques descentes… et nous voilà rois de la montagne, culminant fièrement à… 48 mètres !
Bientôt, les tours de Castillon apparaissent en ligne de mire.
Occupé dès l’âge du Fer, le site de Castillon prend une importance stratégique au XIe siècle, lorsque les seigneurs des Baux en font un point clé pour la surveillance et la défense de leur territoire. Le château, aujourd’hui disparu, possédait alors quatre tours. Il n’en reste plus que trois.
Les discussions reprennent : pourquoi ce nom de Castillon ?
Autrefois, le village du Paradou s’appelait Saint-Martin-de-Castillon. On pourrait croire que son nom actuel évoque un lieu paradisiaque, et il faut bien reconnaître que le cadre s’y prête ! Mais en réalité, « Paradou » vient des anciens moulins à eau de la rivière Arcoule, où les tisserands « paraient » les draps, c’est-à-dire les apprêtaient pour leur donner leur aspect final.
Une randonnée riche en paysages, en découvertes… et en échanges.
À dimanche… à lundi, mardi, mercredi… pour encore plus de belles explorations.


