Refuge Jean Moulin

Voir ici les photos de notre randonnée à Eygalières.

Quel bonheur de retrouver notre randonnée du dimanche !
Après quelques inquiétudes la veille au soir, la météo annonçant des orages, nous partons finalement confiants… et avec raison. Un voile nuageux adoucit la lumière, mais le beau temps nous accompagnera toute la journée.
Dès notre arrivée au pied du village d’Eygalières, le regard est irrésistiblement attiré par son sommet perché sur un piton rocheux. Il promet un panorama exceptionnel sur les Alpilles. Pourtant, nous choisissons d’abord de le contourner, profitant d’autres points de vue tout aussi remarquables : le Petit Calan, le Calan du Rousset et les crêtes environnantes.
Arrivés à la porte de l’Auro, nous faisons un détour par un moulin ruiné avant de rejoindre enfin le sommet tant convoité. Là-haut, une statue de la Vierge et un campanile veillent sur le paysage. La célèbre carte postale n’a rien exagéré : la vue est à la hauteur de nos attentes.
Nous poursuivons notre découverte en passant au pied de la tour de l’Horloge. Symbole de l’indépendance acquise par la communauté d’Eygalières lors des guerres de religion face au Henri II de Guise, elle abrite une horloge mécanique du XIXe siècle dont la cloche rythme encore les heures, accessible après 29 marches.
En redescendant, nous admirons la chapelle des Pénitents, construite à la fin du XVIe siècle sur le rempart nord-est. Son clocheton du XVIIIe siècle lui donne un caractère architectural singulier.
Au loin, mais finalement tout proche, apparaissent les ruines d’un ancien moulin à vent du XVIIe siècle, transformé plus tard en colombier par un ecclésiastique : la Tour du Prieur. Nous la rejoignons rapidement avant d’emprunter le GR qui nous mène à la chapelle Saint-Sixte. Là, une rencontre inattendue avec des pèlerins de Compostelle donne lieu à un échange chaleureux, et heureusement, car ils n’avaient même pas remarqué qu’ils passaient devant ce petit bijou provençal ! Seul manque aujourd’hui le fameux ciel bleu « carte postale ».
Nous poursuivons ensuite vers les contreforts du Grand Calan, progressant à l’ombre sur des sentiers variés jusqu’au refuge Jean-Moulin. Ce lieu chargé d’histoire rappelle l’attachement de Jean Moulin aux Alpilles, qu’il parcourait jeune avec sa famille. Le maset qu’il souhaitait acquérir, finalement acheté par sa sœur en 1940, devait lui servir de refuge. Mais lors de son retour en France en 1942, une erreur de pilotage le fait atterrir bien plus au sud, bouleversant ses plans.
Le site, niché dans un écrin naturel, offre une atmosphère paisible et accueillante. Nous nous y installons à l’ombre pour la pause déjeuner, moment toujours particulier du dimanche, propice aux échanges et aux sourires. Sans oublier « l’instant thé » !
La randonnée se poursuit tranquillement vers Eygalières où nous arrivons en pleine effervescence : une immense brocante anime le village. Impossible de résister à une pause café pour prolonger ce moment hors du temps.
Une balade chaleureuse, riche en paysages, en histoire et en rencontres, avec le petit plus  qui fait le charme de nos dimanches.
Cotation : 10 km – 182 m de dénivelé.