Voir ici les photos de notre randonnée à Boulbon.
Départ de Boulbon.
Michèle toussant beaucoup a délégué la direction de la balade à une sorte d’animateur pas très catholique.
Enfin pas très catholique si on veut car son objectif est de nous emmener voir la Chapelle Saint Julien située sur la commune de Boulbon.
On va commencer en plus par voir l’église paroissiale à 200 m du parking : les portes sont ouvertes, et cela nous permet de voir les peintures des plafonds et des chapelles latérales qui sont toutes récentes.
Ensuite, on passe devant l’église Sainte-Anne puis devant l’église Saint Marcellin célèbre entre autres pour son porche avec des décorations sculptées polylobées inspirées par l’art musulman développé au Moyen Âge en Espagne du sud.
Pour aller à Saint Julien, suivez le guide, le type pas très catholique, direction nord-est, ça monte doucement, puis ça descend assez raide, et nous voici devant la Chapelle Saint Julien, au milieu de nulle part.
« Dédiée à Saint Julien l’hospitalier depuis sa création au XIIe siècle, c’est un joyau de l’art roman apparenté à trois autres chapelles bien connues de notre terroir : Saint Gabriel (vers Saint-Étienne du Grès), dont elle paraît la petite sœur, Saint-Marcellin de Boulbon, et Saint-Victor de Tarascon».
Je cite le site de l’association de «Saint Julien en héritage» créée en 2023, dont le but est de rénover l’intérieur et l’extérieur de la chapelle et d’animer des célébrations, pèlerinages et évènements culturels.
Cette petite chapelle romane du XIIe siècle progressivement abandonnée et très abîmée est sauvée en 1978 par des amoureux du patrimoine.
On relève quand même qu’une procession des rogations, avait lieu les 25 avril, jour de la Saint Marc, dans cette chapelle jusqu’en 1967 (but de la procession des rogations : favoriser la prospérité des moissons). Il y a 2 jours (nous sommes aujourd’hui le 27 avril) une cérémonie a eu lieu ici même! Les Rogations ça reprend.
Religieusement, on part où ? Vers Saint-Michel de Frigolet bien sûr. Vous suivez.
Mais on n’y est jamais arrivé, pourquoi ?, Bonne question. Eh bien parce qu’on a tourné à droite avant.
Car la suite de notre itinéraire, tracé par Michèle était le lieu-dit, les «Blanques et plaines d’Escurole». Il fallait donc tourner à droite.
C’était 12h15 et apercevant un terrain en pente douce, à l’herbe verte, sous les pins, délicatement éclairé, légèrement venté, nous nous arrêtâmes, mangeâmes, parlâmes, envoyâmes un SMS à Michèle et, il fallait bien, repartîmes vers notre destin, je veux dire vers la fin de notre balade.
Le soleil commençait à taper, je dois signaler que le ciel avait été plutôt couvert dans la matinée.
Est-ce alors l’effet de la chaleur, de la tendance à la somnolence postprandiale, mais un doute terrible, s’installa dans l’esprit de l’animateur, le pauvre.
En effet, nous devions croiser une ligne à haute tension, et malgré de gros efforts d’imagination, personne ne voyait de lignes à haute tension. Comme ces dernières sont les meilleurs et les plus immuables repères topographiques comme des rivières, les lignes SNCF ou les barrages, ne pas voir la ligne électrique signifiait que notre itinéraire n’était pas le bon. Nous étions fichus.
Mais nous rencontrâmes sur notre chemin, un prophète habillé en homme d’entretien des chemins de la Montagnette. Nous nous renseignant en indiquant qu’on trouvait quand même bizarre de ne pas voir de ligne électrique là où la carte nous le laissait penser.
Et là ce divin messager nous dit : «ah oui, on a enlevé la ligne électrique»
On ne lui a pas demandé ni pourquoi ni quand ni comment mais on lui a dit merci même si probablement il n’était pas lui-même le responsable des enlevages des lignes électriques.
Ce qui fait qu’on a suivi le chemin tracé et qu’on s’est retrouvé à notre point d’arrivée qui vous l’avez deviné, si vous avez suivi jusque là, était notre point de départ : la place centrale de Boulbon.
Et là une boulbonnaise sympa nous a offert à boire et on la remercie encore.
Mais avec ça on a quand même pas retrouvé où se trouvait la dernière chapelle de Boulbon : Notre-Dame de la Valette qui existe encore sur Boulbon. En cherchant bien, j’ai trouvé qu’elle était désaffecté, mais qu’elle existait encore et… qu’elle est en vente !
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Pas très catholique, tout ça, quand même.
Ah oui, j’avais oublié de dire qu’il y avait de très belles fleurs de partout et de ce fait d’agréables discussions et d’autres moments partagés bien sympathiques.
Philippe.
Cotation : 11.5 km – 298 m de dénivelé.


