Voir ici les photos de notre randonnée à Remoulins
C’est la dernière randonnée de la saison… Une certaine mélancolie s’empare de chacun, mais tous sont bien décidés à en profiter au maximum.
Ça y est, les grosses chaleurs se sont définitivement installées. Le chant des cigales nous le confirme.
Nous partons de la route d’Uzès, après Remoulins. Très vite, nous longeons les bords du Gardon pour rejoindre le pont de Remoulins et traverser la rivière avant de poursuivre en direction du Pont du Gard.
Le parcours pourrait sembler assez simple, mais nous bifurquons rapidement dans une combe qui nous conduit vers un vestige méconnu de l’aqueduc romain : le pont de la Sartanette, l’un des nombreux ouvrages qui permettaient autrefois à l’eau de rejoindre Nîmes. Ce discret témoignage du génie romain rappelle que le célèbre Pont du Gard n’était qu’un élément d’un ensemble beaucoup plus vaste.
Un peu plus loin, certains d’entre nous cherchent du regard les repères qui mènent à la fameuse grotte de la Sartanette. Malheureusement, les discussions animées du groupe et l’étourderie passagère de notre animatrice nous font manquer l’embranchement ! La visite sera donc pour une autre fois… De toute façon, la grotte est aujourd’hui fermée au public. Ce site archéologique, fouillé depuis les années 1960, a livré de précieux vestiges du Néolithique. Il constitue également un refuge majeur pour plusieurs espèces de chauves-souris, ce qui explique sa protection actuelle.
Nous poursuivons notre montée vers le plateau du Sablas au niveau du « Pélican ». Nous sommes à l’ombre, le vent apporte une agréable fraîcheur et toute la bande a le sourire : les conditions sont idéales malgré la saison avancée
Nous redescendons ensuite par une combe parallèle, tout aussi ombragée et ventilée. Ce petit courant d’air permanent est un véritable cadeau pour une randonnée de juin.
Nous arrivons ainsi à l’Abri préhistorique de la Salpêtrière. Ce vaste abri sous roche, situé à proximité immédiate du Pont du Gard, est l’un des sites préhistoriques majeurs du sud de la France. Les fouilles y ont révélé une succession exceptionnelle d’occupations humaines couvrant plusieurs dizaines de milliers d’années. Le site a même donné son nom au « Salpêtrien », une culture du Paléolithique supérieur identifiée pour la première fois ici. Aujourd’hui protégé, il demeure un témoin remarquable de la présence humaine dans la vallée du Gardon.
Un coup d’œil à la montre nous rappelle qu’il est temps de penser aux choses sérieuses : la pause repas ! Nous rejoignons l’autre rive pour retrouver notre coin pique-nique préféré. À l’ombre, face au Gardon, nous profitons d’un cadre toujours aussi agréable. Un peu plus haut, de nombreux baigneurs profitent eux aussi de cette belle journée, mais nous, nous avons trouvé notre petit havre de paix.
À la fin du repas, le café est largement concurrencé par les glaces. Presque tout le monde craque ! Les conversations vont bon train, les rires fusent… La vie est belle chez les randonneurs de La Culturothèque.
Après ce chaleureux moment de partage, nous reprenons la direction de Remoulins. Le chemin reste ombragé et le vent continue de nous offrir une ventilation naturelle particulièrement appréciée.
Nous prenons ensuite le temps de découvrir le village de Remoulins. Au détour des ruelles, une question surgit : qui sont donc les « Escaravats » ? En provençal et en occitan, l’escaravat désigne le scarabée. Ce surnom fut donné autrefois aux habitants de Remoulins, comme il était de tradition dans de nombreux villages du Midi où chaque communauté possédait son sobriquet. Aujourd’hui encore, le nom est resté attaché au village.
Puis vient l’heure de se quitter. Chacun repart avec de beaux souvenirs de cette dernière sortie et déjà l’envie de découvrir les randonnées qui nous attendent la saison prochaine.
Bonnes vacances à toutes et à tous, et rendez-vous à la rentrée pour de nouvelles aventures sur les sentiers !
Cotation : 11 km – 203 m de dénivelé.


