Voir ici les photos de notre balade chez les Martégaux et Martégales.
Ici les photos de Brigitte.
Ici les photos de Sylvie.
Le départ de cette balade se fait de l’entrée de l’hôtel de ville de Martigues.
La thématique de ce circuit est l’eau.
Après le théâtre on rejoint le bâtiment de la CPAM : A cet emplacement a été érigé en 1900 un bâtiment ouvert sur les cotés et couvert par une toiture. A l’intérieur il y avait un lavoir avec un grand bac qui aurait été utilisé une bonne partie du XX Siècle. Mais aujourd’hui… plus de lavoir !
Plus loin, en dessous du cimetière on aperçoit une série d’arches créant un petit aqueduc. Sur son dessus circulait le Canal de Martigues. Ce canal été construit entre 1869 et 1886 et reliait le bassin du Merle à Salon de Provence au Bassin de la Serre à Martigues, il avait une longueur de 40km. Le canal n’existe plus.
Maintenant on se dirige vers le Théâtre de Verdure par le quai des girondins et le quai Tesse. On doit y trouver, sur sa partie Sud une série de jets d’eau qui ont été installés Iors de la construction du théâtre en 2018. Pas de jets d’eau pour cause de travaux !
On traverse le jardin de Ferrières, une autre série de 12 jets d’eau devraient remplacer une jolie Fontaine jusqu’alors en cette place. Ni fontaine… ni jets d’eau !
Au croisement avec la rue Salengro, ici était situé le Puits Marguière, ce puits, en bordure des anciens remparts juste avant la porte Marguière, n’est apparu qu’à partir de 1542, il a été l’un des deux principaux puits de Ferrières. Il a disparu en même temps que les remparts !
On rejoint le bord de l’étang (Ouf ! l’Etang de Berre n’est pas vide.) Et on poursuit jusqu’au site de THOLON.
Sur le Site de Tholon, en premier lieu on devrait apercevoir un lavoir captant d’une part la source de Tholon, et l’eau de l’ARC qui aboutit quelques mètres plus loin au pied d’un petit bâtiment. On aperçoit bien un bâtiment, mais pas de lavoir… La source de Tholon et la source de l’Arc sont indiqués sur la carte… mais pas sur le terrain !
On apprend tout de même que ce site a été exploité depuis I’époque gallo-romaine (emplacement de la cité de Maritima Avaticorum) et le nom de Tholon venant de Tholonium (poste de douane) ce qui prouverait que cet endroit était un péage pour l’approvisionnement en eau des navires.
On apprend aussi qu’une pompe à vent aurait été installée sur la source de l’Arc afin de grossir le débit de la source Tholon. Même si nous ne voyons aucun tracé de cette canalisation, il y aurait certains points de son passage au-dessous des différentes habitations entre Tholon et Ferrières.
En quittant le site on devrait suivre le tracé de cet aqueduc qui devait donc passer au milieu des habitations se trouvant à notre gauche.
On estime, à ce niveau que la plaisanterie de chercher des bâtiments liés à l’eau mérite une pause.
Nous longeons donc, à nouveau l’étang de Berre pour retrouver directement l’AIIée des Promeneurs, et au bout de celle-ci on débouche sur un square avec une jolie Fontaine… sans eau qui date de 1964 environ.
C’est ici que nous nous installons pour notre repas. Nous avons des sièges confortables, au soleil et de belles conversations (on rentre de notre séjour à Berlin…). Nous sommes heureux, avons de délicieux desserts et un bon café. L’extase du bonheur !
A la reprise on doit trouver I’ancien Bassin de la serre qui aurait été longtemps le siège du service des eaux avec une inscription sur la façade et qui serait actuellement le Service Archéologique. On ne voit rien… Pourtant, on nous dit que lors de la construction du canal de Martigues (1858-1886), il a été un bassin de stockage des eaux de 30m3 afin de permettre l’approvisionnement des quartiers de l’ile et de Ferrières. Ces structures ont été détruites en 2009, donc… on ne voit toujours rien !
On suit les vestiges de l’ancien rempart, nous aurons la rue de la chaine et au bout de cette rue il y avait la fontaine Borneau (1828- 1861)…. enlevée lors des travaux du pont tournant et ceux du quai. Elle possédait un bassin et une pile pour le linge.
Combien de temps ont durés nos fou-rires ?
Reprenant nos esprits, on passe le pont bleu pour rejoindre le pittoresque Miroir aux oiseaux qui fait la réputation internationale de Martigues.
C’est en descendant les escaliers du pont Saint-Sébastien que nous pouvons accéder à ce plan d’eau calme et tranquille.
Ses façades colorées et ses barques alignées évoquent le Martigues d’Antan, un véritable havre de paix dans lequel nous nous trouvons bien.
Autrefois, les pêcheurs (pour une majorité des Martégaux de naissance) y amarraient leurs « bettes » de 6m de long. Dans les années 50, de nombreuses boutiques étaient ouvertes et les filets séchaient au soleil sur les « talantous ». Les barques, souvent munies d’une voile latine, et parfois manœuvrées à l’aviron sont aujourd’hui remplacées par des bateaux de plaisance.
Les couleurs vives et cohérentes des façades de maisons et des coques de bateaux avaient retenu l’attention de nombreux peintres (Delacroix, Corot, Loubon, Ziem ou Dufy) au XIXe siècle. C’est ce qui rend cet endroit si spécial à nous yeux.
Nous avons grand plaisir à flâner le long de ce quai pavé… Avant de visiter l’église Ste Madeleine où, encore, à proximité des fontaines ont disparues.
On va saluer Bourvil et Fernandel, et les hommes s’attablent pour la réplique incontournable du film « La Cuisine au beurre » :
« – Et sa bouillabaisse, vous savez ce que c’était sa bouillabaisse ?
– C’était des boîtes.
– Des boîtes ? Sa bouillabaisse ? Vous voulez peut-être dire de la conserve ? Attention monsieur à ce que vous dîtes, vous l’insultez ! »
On poursuit en longeant le canal St Sébastien où… enfin on trouve des jets d’eau, mais pas la navette qui doit nous faire traverser le Canal Gallifet.
On le traverse donc sur le pont tournant et l’on va tout de suite visiter l’église de Jonquières, et… enfin, trouver deux fontaines, une sur la place Tenque et l’autre sur l’avenue Lamartine.
L’avenue Lamartine nous tend les bras : piétonne, ensoleillée, sans vent (on a eu un peu de vent le matin, mais il s’est très vite calmé pour nous permettre de profiter pleinement de cette journée).
Alors, bien sûr on s’attable à un café.
Bières, bonne ambiance, discussions, blagues… Plus heureux que nous « y’a pas ! ».
Au retour, tout le monde « nage la béatitude » d’avoir profité de cette belle journée.
Cotation : 12.5 km, rando citadine.