CANTE-PERDRIX

Voir ici les photos de notre randonnée à Beaucaire.

Après avoir subi une tempête et des alertes rouges météo, ce matin le soleil illumine de son mieux nos retrouvailles du vendredi.
On prend pour passer sous les arches de la voie ferrée que l’on longe un peu avant de se retrouver devant une cathédrale de pierre et un tunnel. Un train passe, la terre tremble sous nos pas. Nous nous y habituerons car des trains on en verra pas mal ce matin.
Pour l’instant on s’engouffre sous un arc de triomphe grandiose pour se trouver dans un cirque profond des anciennes carrières de Beaucaire, celles qui étaient exploitées depuis les romains.
On est un peu déçus de ne pas y retrouver un petit lac qui soi-disant devait nous offrir un havre de paix. Le site est toutefois  à découvrir, secret, discret, ambiance verdoyante.
On remonte dans les carrières encore plus étonnantes que la « mise en bouche » en bas. La végétation  y apporte encore une note bucolique alors que nous nous trouvons dans des falaises de pierres taillées, des cabanes de carriers ou d’ateliers de taille. Vraiment étrange paysage.
On quitte ce lieu par de jolis sentiers  avec de grandes plaques de calcaire au sol comportant des rainures de transports de chariots.
Quel est ce mur immense que nous longeons sur 400 m. Retournons-nous. Une église ?
Nous trouvons un peu plus bas l’entrée de l’ancienne brasserie. Ces bâtiments dateraient de 1873 et ont été construits par Charles Reusse en remplacement d’un autre bâtiment beaucoup plus petit qui se trouvait quai de la Paix à Beaucaire. La bière qui sortait de ces bâtiments avaient une grande renommée et elle avait obtenu la médaille d’or à l’exposition nationale de Montpellier sous la marque Malterie Franco-Suisse. Par la suite cette brasserie est devenue une filiale de la Meuse Kanterbräu. Il y avait de nombreux ouvriers qui y travaillaient. Elle s’est arrêtée en 1986.
Maintenant nous allons rejoindre  la sortie du tunnel que nous avions repéré au départ. On remonte dans la garrigue pour s’en aller maintenant du côté de Cante Perdrix et ses champs à perte de vue. Que de courgettes !
On redescend rejoindre encore une fois la voie ferrée avant de vivre une petite aventure pour la traverser dans un tunnel piétonnier bouché par la végétation. On s’en sort tous admirablement fiers d’avoir eu un petit « coup d’adrénaline » !
On longe des vignes aux raisins bien appétissants (mais on n’y touche pas !) et puis la sente se rétrécit entre des pierres levées qui servaient de bornage aux terrains depuis l’antiquité.
On retrouve ainsi l’entrée de la Brasserie, mais on reprend sur la petite route pour rejoindre la voiture.
Heureux de se retrouver ? Oh que oui, très heureux. Surtout que la balade était au top avec de belles découvertes !
Cotation : DJA1 – 7.3  km – 128 m dénivelé.